"Le trafic a fait ce qu’aurait dû faire l’État !" : face au coronavirus, les favelas de Rio abandonnées aux gangs

Olivier Poujade

Le chef du gang local de la favela de Penha nous donne son feu vert, mais il ne communiquera que par message audio. Il nous dit qu’il ressent les symptômes du coronavirus. Il se soigne avec un cocktail de médicaments pour pouvoir se remettre sur pieds car c’est aussi lui qui fixe les règles de quarantaine pendant l’épidémie de coronavirus. Dans cette favela de Rio de Janeiro, comme dans tant de quartiers délaissé

C’est honteux, ce que fait le gouvernement ! Ils arrivent avec un petit sac, deux kilos de riz, un kilo de haricots... C’est quoi ça ? On va faire quoi, avec ça ? C’est misérable !

Camila

à franceinfo

s par le gouvernement brésilien, la gestion de la crise sanitaire est entre les mains des organisations criminelles et des traficants de drogue. "Le trafic a fait ce qu’aurait dû faire l’Etat !", s'emporte Zein, un producteur culturel. En ce moment tout est à l’arrêt pour lui, alors il participe. Il aide à évacuer notamment les cadavres des habitations. Il s’est occupé de huit victimes du Covid-19 depuis le début de l’épidémie. "L’idée de ceux qui gouvernent, c’était que tout le monde soit contaminé ici, dénonce Zein. Mettre un cordon sanitaire autour de nous et dire à la police : 'Laissez les mourir à l’intérieur !'"

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