Trafic de drogue: dix personnes interpellées dans le Vaucluse

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Le badge d'un officier de police (photo d'illustration). - Denis Charlet / AFP
Le badge d'un officier de police (photo d'illustration). - Denis Charlet / AFP

C'est à 6 heures tapantes que dix personnes, sept hommes et trois de leurs compagnes, ont été interpellées lundi dernier à leur domicile, entre Avignon et Cavaillon, selon une source proche de l'enquête à BFMTV. Elles sont soupçonnées d'être impliquées dans le narco-banditisme.

Au total, pour ce coup de filet, fruit de plusieurs mois d'enquête, 146 policiers ont été mobilisés, dont des agents du RAID et de la BRI, venus prêter main-forte aux policiers de sécurité publique et aux enquêteurs de la police judiciaire de Montpellier et d'Avignon.

Casiers judiciaires très lourds

Ces hommes interpellés, âgés de 24 à 31 ans, au casier judiciaire très chargé pour certains - trafic de stups, viols, violences, proxénétisme notamment - sont soupçonnés d'appartenir à un même clan de narco-trafiquants, qui se battaient jusqu'au sang avec leurs concurrents pour régner sur un point de deal de la Cité du Docteur Ayme, à Cavaillon. Point de deal qui rapporte jusqu'à 30.000 euros par jour, selon une source proche de l'enquête.

L'enquête a débuté grâce à des renseignements obtenus à la suite d'un double homicide à Avignon, sur fond de guerre entre bandes rivales pour le trafic de stupéfiants.

"Les policiers ont ensuite découvert l'existence de box conspiratifs, où ils stockaient des véhicules volés, des armes de guerre, et petit à petit, ils ont remonté la filière", explique une source proche de l'enquête, évoquant de "véritables commandos, équipés en noir, cagoulés, et utilisant ces voitures volées lors d'expéditions stups".

Des armes, des drogues et du matériel d'espion

Lundi dernier, la police a donc décidé de ce coup de filet, qui a permis lors de perquisitions aux domiciles des interpellés de saisir trois armes, plus de 650 munitions de différents calibres, plus de 16.000 euros en espèces, plusieurs véhicules volés, quelques kilos de stupéfiants, ainsi que des gilets pare-balles, des brouilleurs gsm, ou encore des balises pour géolocaliser les voitures.

Après leur garde à vue, les dix suspects ont été déférés. Les trois femmes ont été mises en examen pour non-justification de ressources et laissées libres sous contrôle judiciaire. Les autres ont été mis en examen, notamment pour association de malfaiteurs et recel de vol en bande organisée, et écroués en détention provisoire. L'enquête, conduite par un juge d'instruction du tribunal judiciaire d'Avignon, se poursuit.

Article original publié sur BFMTV.com

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