Trafic de drogue: Darmanin annonce une amende de 135 euros pour les squatteurs de halls d'immeubles

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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à Matignon, le 10 mai 2021 - Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à Matignon, le 10 mai 2021 - Christophe ARCHAMBAULT / AFP

En déplacement ce lundi à Marseille dans le cadre de l'intensification de la lutte contre les trafics de drogue, Gérald Darmanin a annoncé la création d'une nouvelle amende pour les guetteurs ou les squatteurs de halls d'immeuble. Interrogé par France Bleu Provence, le ministre de l'Intérieur a précisé que ce nouveau dispositif juridique entrera en vigueur au mois d'octobre.

"Les policiers auront la possibilité de mettre une amende de 135 euros pour une personne qui occupe un hall d'immeuble. Aujourd'hui, il est très difficile de constituer ce délit. C'est une pierre supplémentaire dans le jardin des trafiquants", a estimé le ministre.

Face aux difficultés pour caractériser ce délit, Gérald Darmanin a expliqué que les forces de l'ordre pourraient s'appuyer sur les caméras de vidéosurveillance, les caméras-piétons que vont recevoir à partir de juillet tous les gendarmes et policiers mais aussi sur les constats et témoignages, évoquant par exemple les "gens qui crient parce que la police arrive".

Ce nouvel outil avait été voté en mars 2019 en même temps que l'amende pour consommation de cannabis de 200 euros mais n'était pas depuis entré en vigueur.

Des moyens sans précédent

Lors de sa visite dans les Bouches-du-Rhône, le ministre s'est félicité des "résultats extrêmements forts" de la lutte contre les stupéfiants avec "plus de 70 % de trafic arrêté à Marseille" et "2800 amendes dressées pour consommation de stupéfiants dans la rue". Gérald Darmanin a également évoqué "480 opérations de police en quatre mois sur 150 points de deal" à Marseille, ayant mené à 841 gardes à vue et 139 incarcérations par l'autorité judiciaire.

Assurant attribuer "des moyens sans précédent" à la lutte "implacable" contre le trafic de drogue, le ministre de l'Intérieur a reconnu que "cela n'était pas assez".

"Il faut continuer et cela mettra beaucoup de temps, on ne résout pas cette question en quelques semaines et en quelques mois", a-t-il souligné.

Article original publié sur BFMTV.com