Plongée au cœur de la face sombre du port d'Anvers, porte d'entrée de la cocaïne en Europe

La Belgique est-elle devenue la Colombie d'Europe ? Des trafics de drogue dignes de Pablo Escobar, une violence inouïe qui ne cesse d'augmenter depuis des années et qui s'est accentuée ces dix derniers jours. À tel point que le ministre de la Justice a dû être placé sous haute protection, caché pour ne pas être à la merci des narcotrafiquants. Pour se rendre compte de l'ampleur du trafic, entre 2013 et 2021, la quantité de cocaïne saisie dans le port a été multipliée par quatorze. Pour comprendre comment une telle situation est possible, Europe 1 s'y est rendu avec un ancien trafiquant, membre d'une bande dont le business a été évalué à 700 millions d'euros.

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Aucune caméra et seules quelques dizaines d'employés

Le rendez-vous est donné vers 9 heures dans le port d'Anvers. Paul Meyer le connaît sur le bout des doigts. Il a passé trente ans de sa vie en tant que trafiquant de drogue. En prison pendant douze ans, il est sorti il y a tout juste trois ans. La cigarette à la bouche, les verres de lunettes légèrement bleutés… Dès les premières secondes, il se montre loquace. "J'ai commencé très jeune et c'est devenu de plus en plus grand. La police m'a attrapé avec 80 tonnes, mais toutes les cinq semaines, nous en faisions 20", raconte-t-il.

À bord de sa voiture, direction le quai de déchargement, il n'a rien oublié et montre le chemin. Le port s'étend sur plus de 129 kilomètres carrés. Une surface plus grande que la ville...


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