Trafic de drogue à Paris: Hidalgo exprime sa "colère" et met en cause la responsabilité de l'Etat

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Dans un entretien accordé au Figaro, la maire de Paris estime que c'est à l'Etat "de prendre en charge les toxicomanes".

"Je suis très en colère". Dans une interview accordée au Figaro, Anne Hidalgo réagit à la situation explosive du quartier de Stalingradles riverains s'insurgent contre les nuisances générées par de nombreux consommateurs de crack dans les rues. 

La maire de Paris estime que "la bataille contre le trafic des stupéfiants est le rôle de l’État" et considère que "c’est à l’État aussi de prendre en charge les toxicomanes". 

"Qu'on ne me fasse pas porter le chapeau"

L'élue socialiste qualifie de "dérisoires" les 400 lits proposés dans le plan crack et regrette de n'avoir "aucune réponse à (ses) alertes de la part de la préfecture de région et de l’agence régionale de santé". 

"Qu’on ne me fasse pas porter le chapeau de la situation comme on avait voulu le faire avec les camps de migrants de la Chapelle!", s'emporte-t-elle.

Une politique à court-terme

Anne Hidalgo confie "ne pas pouvoir se satisfaire d'une politique à court terme" qui consiste à "transférer le problème d’un quartier à un autre". "Il n’est pas acceptable que l’État laisse pourrir la situation, n’arrête pas les dealers", affirme-t-elle, tout en réclamant "un plan antidrogue digne de ce nom".

Début mai, le parquet de Paris a ouvert une enquête après des tirs de mortiers d'artifice qui visaient un groupe de fumeurs de crack regroupés dans la rue et laissaient craindre une escalade de la violence avec des riverains excédés, qui ont rebaptisé leur quartier "Stalincrack".

Evacués lundi de la place Stalingrad, les fumeurs de crack ont été temporairement regroupés aux jardins d'Éole, sous la surveillance de la police. La mairie de Paris refuse cependant que ce parc soit "sacrifié".

Dans un courrier adressé lundi au préfet de police, les adjoints Emmanuel Grégoire (urbanisme), Anne Souyris (santé) et Nicolas Nordman (sécurité) ont affirmé "prendre acte" de la décision du préfet de police de Paris Didier Lallement d'évacuer le secteur de Stalingrad, mais ont insisté sur le fait que l'ouverture prolongée des Jardins d'Éole pour les fumeurs de crack "ne pouvait être que temporaire". 

Article original publié sur BFMTV.com

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