Trafic d'antiquités : le Louvre Abu Dhabi se considère «victime» et se constitue partie civile

© JULIEN DELFOSSE / DPPI via AFP

Le Louvre Abu Dhabi a décidé de se constituer partie civile dans l'enquête sur un trafic d'antiquités pillées au Proche et au Moyen-Orient dans laquelle un ex-président du Louvre a été mise en examen, a indiqué lundi l'avocat du musée émirati. "Compte tenu du scandale dont on parle aujourd'hui et dont le Louvre Abu Dhabi est la première victime, il est inconcevable que nous ne nous constituions pas partie civile", a indiqué Maître Jean-Jacques Neuer, au nom de l'institution culturelle du plus grand émirat des Émirats arabes unis.

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"Le Louvre Abu Dhabi est victime d'un trafic d'antiquités égyptiennes alors que c'est une institution culturelle phare connue du monde entier. Comme elle a une éthique impeccable sur ces sujets, elle souhaite connaître exactement ce qui s'est passé et faire toute la lumière sur ce dossier", a-t-il ajouté. Né d'un accord intergouvernemental signé en 2007 entre les Émirats Arabes Unis et la France et lié notamment au musée du Louvre par un accord de coopération, le Louvre Abu Dhabi dépend du ministère de la Culture et du Tourisme de l'émirat d'Abu Dhabi. Il avait été inauguré en grande pompe en novembre 2017 par le président français Emmanuel Macron .

L'ex-président-directeur du Louvre Jean-Luc Martinez a été mis en examen mercredi pour "complicité d'escroquerie en bande...


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