Trafic d'antiquités: un ancien président du Louvre mis en examen pour blanchiment

Un ancien président-directeur du musée du Louvre, Jean-Luc Martinez, a été mis en examen ce mercredi 25 mai à Paris pour « blanchiment et complicité d'escroquerie en bande organisée » dans une enquête sur un trafic d'antiquités du Proche et Moyen-Orient. C’est ce qu’on a appris jeudi de source judiciaire.

Jean-Luc Martinez avait été placé lundi en garde à vue dans les locaux de l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC), avec deux éminents égyptologues français, selon une source proche du dossier. Les deux spécialistes ont été libérés sans poursuites à ce stade, a ajouté cette source.

L'ancien président-directeur du musée a été mis en examen pour « complicité d'escroquerie en bande organisée et blanchiment par facilitation mensongère de l'origine de biens provenant d'un crime ou d'un délit », a précisé la source judiciaire.

Selon l'hebdomadaire français, Le Canard enchaîné, qui a annoncé les gardes à vue, les enquêteurs cherchent à savoir si Jean-Luc Martinez aurait « fermé les yeux » sur de faux certificats d'origine de cinq pièces d'antiquité égyptiennes, dont une stèle en granit rose de Toutankhamon, acquises par le Louvre Abu Dhabi « pour plusieurs dizaines de millions d'euros ».

Des centaines de pièces

Ce trafic concernerait des centaines de pièces et porterait sur plusieurs dizaines de millions d'euros, selon des sources proches à l'époque. Dans cette affaire, au moins trois autres personnes sont poursuivies pour « escroqueries en bande organisée, association de malfaiteurs et blanchiment en bande organisée ».


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