Trafic de bois de rose vers la Chine : le Sénégal est "en train de perdre la bataille"

Martin Mateso

Les dégâts de ce trafic sont énormes. 300 000 tonnes de bois de rose exportées vers la Chine depuis la Gambie voisine ces trois dernières années. Pourtant, ce pays ne dispose plus de réserves de ce bois précieux. "Les Chinois installés en Gambie pillent et souillent notre pays", ne cesse de dénoncer l’écologiste et ancien ministre sénégalais de l’Ecologie Haïdar El Ali. Il vient de témoigner à nouveau dans une enquête réalisée par la BBC.

"Les arbres qui saignent"

La télévision britannique a envoyé une équipe dans la région de la Casamance, au sud du Sénégal, près de la frontière gambienne. Son constat est sans appel : le Sénégal est en train de perdre la bataille, explique notre confrère Umaru Fofana, l’auteur de l’enquête intitulée Les arbres qui saignent diffusée sur les antennes de la BBC.

L’élection en Gambie d’un nouveau président proche du pouvoir sénégalais avait pourtant suscité l’espoir de voir s'arrêter ce pillage à grande échelle. Il n’en a rien été. Les chiffres que la BBC s’est procuré montrent que les exportations de bois de rose depuis le territoire gambien vers la Chine se sont poursuivies depuis l’accession au pouvoir du président gambien Adama Barrow en 2017.

"Ils pillent littéralement nos forêts"

Dans son reportage, on peut suivre notre confrère qui s'enfonce, en pleine nuit, dans la forêt casamançaise, à la rencontre d’un (...)

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