Le trafic de bois rare kevazingo sévit aussi en Guinée équatoriale, voisine du Gabon

franceinfo avec AFP

Sur le marché asiatique, un stère de kevazingo (provenant du guibourtia tessmannii, un arbre tropical qui peut atteindre 4 mètres) s'échangerait contre l'équivalent de plus de 3000 euros. A ce tarif-là, pas étonnant que des réseaux cherchent à mettre sur pied un commerce de ce bois rare, comparable au bois de rose, interdit d'abattage et d'exploitation en Guinée équatoriale. Les trafiquants présents à Bata le 13 octobre 2019, lors de la saisie de sept conteneurs pleins de la précieuse cargaison, ont tous été appréhendés, ont indiqué les autorités équato-guinéennes à l'AFP.

Des entreprises chinoises très présentes dans le secteur du bois

"Les acheteurs étaient chinois", a précisé Gabriel Ngua Ayecaba, en charge de l'environnement au ministère de l'Agriculture. Le kevazingo est notamment utilisé en médecine traditionnelle.

La forêt recouvre plus de la moitié du petit territoire de la Guinée équatoriale, 28 050 km² curieusement répartis d'un côté sur l'île de Bioko, où se trouve la capitale Malabo, et de l'autre, sur le continent. Coincés entre le Cameroun au nord et le Gabon au sud.


Les entreprises chinoises sont largement majoritaires dans l'exploitation forestière en Guinée équatoriale, ancienne colonie espagnole devenue indépendante en 1968. Mais leurs méthodes sont régulièrement dénoncées par les populations locales pour leur non-respect des régulations. Il n'en reste pas moins que (...)

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