Les tractations en cours, le SPD et la CDU se cherchent une coalition

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Les Allemands se sont rendus aux urnes, dimanche, pour désigner le successeur de la chancelière Angela Merkel et peut-être mettre fin à seize années de pouvoir conservateur. Selon des résultats officiels provisoires, les sociaux-démocrates remportent les législatives avec 25,7 % des voix. Suivez notre liveblog.

Les électeurs allemands se sont rendus aux urnes, dimanche 26 septembre, pour tourner la longue page Merkel dans le scrutin législatif le plus indécis de leur histoire, opposant des sociaux-démocrates et des conservateurs au coude-à-coude.

Selon les premiers résultats officiels provisoires diffusés lundi matin sur le site de la commission électorale, le centre-gauche du SPD et leur chef de file, Olaf Scholz, ont recueilli 25,7 % des suffrages, devançant de peu l'union conservatrice CDU-CSU d'Armin Laschet, qui accuse un score historiquement bas de 24,1 %.

La commission électorale fédérale devrait déterminer et annoncer les résultats officiels du scrutin le vendredi 15 octobre, lors d'une séance publique au Bundestag à Berlin.

  • 14 h 15 : les conservateurs prêts à des discussions avec Verts et FDP

Le chef de file des conservateurs allemands, Armin Laschet, a indiqué que sa formation, même battue de justesse par les sociaux-démocrates aux élections, reste prête à des discussions avec les Verts et les libéraux du FDP pour former une coalition gouvernementale.

  • 12 h 50 : Moscou veut la "continuité" dans les relations avec Berlin

Le Kremlin a dit espérer lundi la "continuité" dans ses relations avec Berlin, au lendemain d'élections législatives en Allemagne auxquelles succèderont de difficiles négociations pour déterminer le nom du successeur d'Angela Merkel.

"Nous comptons bien sûr sur la continuité dans nos relations bilatérales. Nous avons intérêt à ce que cette relation se poursuive et se développe encore davantage", a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Disant "suivre avec une grande attention" le processus électoral en Allemagne, Dmitri Peskov a souligné que si Moscou et Berlin n'étaient pas "à l'abri des divergences", les deux pays comprenaient "que les problèmes ne p[ouvaie]nt et ne d[evaie]nt se résoudre que par le dialogue".

  • 11 h 45 : Olaf Scholz insiste sur la stabilité de l'Allemagne

Le chef de file des sociaux-démocrates allemands, Olaf Scholz, qui veut devenir le prochain chancelier, a insisté lundi sur le fait que l'Allemagne était politiquement "stable" malgré les incertitudes liées aux négociations de coalition qui s'annoncent délicates.

"Vous devriez savoir que l'Allemagne a toujours eu des coalitions et a toujours été stable", a déclaré le ministre des Finances sortant, en anglais, alors qu'en raison de résultats serrés aux élections législatives, les tractations en vue de constituer une coalition à trois partis pourraient durer des mois.

  • 11 h 30 : les libéraux du FDP, incontournables "faiseurs" de chancelier

Les libéraux allemands s'offrent un retour au premier plan et s'annoncent incontournables dans la coalition post-Merkel. Mais à quel compromis est prêt ce parti, marqué à droite, pour gouverner avec les écologistes, ses "adversaires préférés" ? Avec 11,5 % aux élections législatives dimanche, le parti libéral FDP sait qu'il a décroché beaucoup plus qu'une quatrième place. Il est, avec les Verts (14,8 %), le "faiseur de chancelier" dans les longues négociations à venir pour bâtir une majorité.

Écologistes et libéraux peuvent décider de s'allier avec les sociaux-démocrates (SPD), arrivés légèrement en tête, ou avec les conservateurs de la CDU/CSU qui revendiquent également de gouverner.

Les deux partis juniors ont le sort de leurs aînés entre les mains. À condition qu'ils arrivent à surmonter leurs propres divergences.

  • 10 h : Paris espère avoir "vite" un gouvernement "fort" à Berlin

La France espère avoir "vite" un chancelier allemand "fort" à ses côtés pour faire avancer l'Europe durant sa présidence de l'UE, a déclaré le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, au lendemain des élections législatives allemandes.

"On a un intérêt français à avoir vite un gouvernement allemand fort en place", a souligné Clément Beaune sur France 2, alors que de difficiles négociations vont s'engager en Allemagne pour la formation d'une coalition gouvernementale.

  • 9 h 35 : Olaf Scholz dit vouloir former une coalition avec les Verts et les libéraux du FDP

Olaf Scholz a déclaré lundi avoir obtenu un mandat pour diriger le prochain gouvernement en Allemagne au lendemain de la courte victoire du SPD aux élections fédérales, précisant qu'il chercherait à former une coalition avec les Verts et les libéraux démocrates (FDP).

Applaudi au siège de son parti à Berlin, il a jugé que les électeurs avaient exprimé aux conservateurs de la chancelière sortante Angela Merkel leur souhait de les voir retourner dans l'opposition après seize années au pouvoir.

"Les électeurs se sont exprimés très clairement. Ils ont dit que nous devrions former le prochain gouvernement", a-t-il déclaré.

"Ils ont renforcé trois partis – les sociaux-démocrates, les Verts et le FDP – et en conséquence, c'est le mandat clair que les citoyens de ce pays ont donné : ces trois-là devraient former le prochain gouvernement."

  • 9 h 09 : quelle coalition pour gouverner ?

Dans la configuration actuelle, plusieurs solutions sont possibles pour une majorité au Bundestag.

Le SPD pourrait ainsi s'allier avec les Verts, arrivés troisième du scrutin avec 14,8 %, et les libéraux du FDP, un parti de droite qui a recueilli 11,5 %. Alternativement, ce sont les conservateurs qui pourraient gouverner avec les Verts et les libéraux du FDP.

Selon un sondage de YouGov publié dans la nuit de dimanche à lundi, une majorité des électeurs favorise la première option. Et 43 % d'entre eux estiment qu'Olaf Scholz doit devenir le prochain chancelier de la première économie européenne.

"Tout mon soutien à Olaf Scholz qui sera, je l'espère, le prochain Chancelier", a tweeté Anne Hidalgo dimanche soir, soulignant que "durant cette belle campagne, le SPD a déjoué les pronostics grâce à un programme ambitieux : revalorisation du salaire minimum, plan pour le logement, mutation de l'économie face à l'urgence climatique".

Jamais les conservateurs n'étaient tombés sous le seuil de 30 %. Il s'agit d'un cuisant revers pour le camp de la chancelière Angela Merkel au moment où elle doit prendre sa retraite politique.

Dès lundi matin, les directions des différents partis susceptibles d'entrer dans une future coalition se réunissent à Berlin et devraient donner des indications sur les alliances qu'elles envisagent.

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