Des traces de pesticides dans les tampons

Christine Mateus
L’Anses recommande aux femmes de limiter leur exposition aux produits chimiques en changeant régulièrement leurs protections

Une expertise rendue publique ce jour par l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation et de l’environnement (Anses) montre que ces produits chimiques sont présents à faible dose dans les protections intimes féminines.

Réputées pour leur discrétion, elles font pourtant beaucoup parler d’elles aujourd’hui. « Elles », ce sont les protections intimes féminines -tampons, serviettes hygiéniques, protège-slips et coupes menstruelles- dont la sécurité sanitaire a été évaluée par l’Anses (Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation et de l’environnement). Dans son expertise parue ce jeudi, l’agence de santé constate, notamment, des traces de pesticides retrouvées dans certains produits vendus en France, comme les tampons hygiéniques.

Saisie en avril 2016 par la Direction générale de la santé (DGS) et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’Anses a fait le point sur les risques d’infection, d’allergie ou d’intolérance, liés à l’action chimique des substances identifiées.

Le document dresse ainsi la liste de toutes celles qui ont été décelées, dont du glyphosate, une molécule présente dans l’herbicide connu sous le nom de Roundup et commercialisé par la compagnie Monsanto (classé par l’Organisation mondiale de la santé comme « cancérogène probable »). Il indique aussi la présence de lindane et de quintozène, deux pesticides dont l’usage est interdit en Europe depuis l’année 2000.

« Des substances chimiques ont été identifiées dans ces produits en très faible concentration et sans dépassement des seuils sanitaires », rassure l’agence. Elle ne met donc pas en évidence de risques particuliers, mais encourage toutefois les industriels à faire évoluer leurs pratiques (...)

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