Les traces de Covid-19 dans les eaux usées d’Île-de-France s'amenuisent

Par LePoint.fr
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L'analyse des eaux usées, qui permet de détecter la présence de Covid-19, est l'un des indicateurs pour mesurer la propagation du virus. (Photo d'illustration)
L'analyse des eaux usées, qui permet de détecter la présence de Covid-19, est l'un des indicateurs pour mesurer la propagation du virus. (Photo d'illustration)

Depuis la semaine du 22 mars, la concentration de Covid-19 dans les eaux usées en Île-de-France serait en diminution. C'est en tout cas ce qu'a constaté Obépine, Observatoire épidémiologique dans les eaux usées. Cette diminution de virus est d'ailleurs « un signe encourageant » dans la lutte contre la pandémie, selon Vincent Maréchal, cofondateur du projet. La mission de ce réseau : analyser les données collectées dans 150 stations d'épuration afin de mesurer la quantité de virus. « Nous avons quelques signaux très positifs qu'on n'avait plus l'habitude de voir », se félicite le spécialiste au micro de France Info, dimanche 11 avril.

Selon ce professeur de virologie à Sorbonne Université, cette baisse est « probablement » corrélée aux restrictions sanitaires prises par Jean Castex. Le 18 mars, le Premier ministre avait annoncé l'instauration d'un nouveau confinement spécifique à certains départements, une manière de territorialiser la lutte contre l'épidémie. À cette époque, seize départements étaient concernés, dont ceux de l'Île-de-France, durant quatre semaines. Et la sentence est tombée : si les écoles sont bien restées ouvertes à la mi-mars, seuls les magasins de première nécessité ont pu continuer à accueillir du public, les déplacements interrégionaux ont été interdits et les sorties « pour s'aérer » étaient limitées à 10 kilomètres. Des mesures étendues ensuite à l'ensemble du territoire hexagonal.

Ces données sont toutefois encore fragiles, parce qu [...] Lire la suite