Ces très douteux hommes de confiance autour de Marine Le Pen

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Les gens de bonne foi qui, révulsés par les affaires financières des partis de gouvernement, accordent leurs suffrages au Rassemblement national, ex-FN, imaginent qu'ils votent pour un parti tout propre, quand les autres pataugeraient dans la boue du « système ». En fait de système, la justice s'est penchée sur celui qui assure, depuis 2012, le financement des campagnes électorales de Marine Le Pen. Le procureur de la République a exigé de lourdes peines à l'encontre du patron de la société de communication Riwal, Frédéric Chatillon.

Rien de moins que quatre ans de prison, dont deux ans ferme, pour détournements, fausses factureset autres malversations. L'entreprise Riwal fournissait le matériel des campagnes électorales de Marine, financées par le microparti Jeanne, dont le gérant, Axel Loustau, et le trésorier, Jean-François Jalkh, tous deux élus RN, font également l'objet de sévères réquisitions. Ceux qui veulent encore croire que le parti de leur choix a, comme il le proclame, les mains propres accuseront le pouvoir de chercher à éliminer l'adversaire en le frappant à la caisse. Il s'en trouvera même pour justifier les tricheries qui ont permis aux financiers du RN d'optimiser les remboursements des campagnes électorales. Ou pour se convaincre que les protagonistes de cette affaire ne sont que des brebis galeuses dont les malversations ne sauraient noircir Marine, cette blanche colombe porteuse de l'espoir des Français. Amis de jeunesse de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon et Axel Loustau ont fait de longues études dans les couloirs des facultés de droit de Paris, à la tête du GUD, fameux groupe de juristes en herbe plus familiers de la barre de fer que de la barre des tribunaux.

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