"Très brutal" : ces ministres qui ont mal vécu leur éviction

Ce n'est pas un secret : les remaniements font de nombreux malheureux. Évincés au profit de nouvelles têtes, certains ministres gardent des souvenirs amers de leurs départs du gouvernement. En juin 2009, lorsque le nouveau gouvernement de François Fillon se dessinait, Yves Jégo apprenait qu'il était remercié par téléphone. Quelques instants plus tard, et comme l'ex-secrétaire d'État à l'Outre-mer l'a révélé dans les colonnes du Parisien ce lundi 22 juin, la rupture était déjà consommée. Quelques minutes après l'annonce de son départ du gouvernement, effectuée à la télévision par le secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant, il était confronté à des huissiers munis de cartons, prêts à le faire déguerpir. "Très brutal", a raconté Yves Jégo. Même chose pour Frédéric de Saint-Sernin, secrétaire d'État chargé de l'Aménagement du territoire sous Jean-Pierre Raffarin, pour qui la rupture avec l'exécutif a été "extrêmement difficile." Certaines évictions sont encore plus cruelles.

En février 2016, alors qu'elle était encore ministre de la Culture, Fleur Pellerin apprenait qu'elle était remerciée en pleine défense d'un texte de loi au Sénat, moins d'une heure avant l'annonce officielle. Elle a même failli s'évanouir avant d'être remplacée par Audrey Azoulay. "C'est toujours violent", estime Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration de 2009 à 2011. "On passe de chef d'entreprise à chômeur en quelques heures. Vous partez

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