Très affaibli par la maladie, Bernard Tapie n'assistera plus aux audiences de son procès

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L'homme d'affaires Bernard Tapie le 4 avril 2019 à Paris - Bertrand GUAY © 2019 AFP
L'homme d'affaires Bernard Tapie le 4 avril 2019 à Paris - Bertrand GUAY © 2019 AFP

Le procès se poursuivra et se terminera sans sa présence. Atteint d'un cancer, Bernard Tapie et ses avocats ne se rendront plus aux audiences du procès en appel de l'affaire de l'arbitrage controversé du Crédit Lyonnais en 2008.

Mardi, ses avocats Me Hervé Temime et Me Julia Minkowski ont déposé une demande de renvoi du procès en raison de l'aggravation de l'état de santé de leur client. Une demande refusée par la Cour qui a estimé que cela contreviendrait au délai raisonnable pour lequel les prévenus ont le droit à une décision de justice.

"Nous avons fait observer qu'il serait extrêmement dommage que M. Tapie, qui a tout fait pour être présent à son procès, ne puisse pas être là pour la fin de son procès", a déclaré à BFMTV Me Paul-Albert Iweins, avocat de Maurice Lantourne, autre prévenu dans ce procès et avocat historique de Bernard Tapie.

Le "combat d'une vie"

Conséquences: pas de plaidoirie de la défense ni de dernier mot de la part de Bernard Tapie dans ce procès dont il est le principal prévenu. Une affaire devenue "le combat d'une vie", selon les mots de Me Hervé Temime.

L'ancien ministre et homme d'affaires était présent le 10 mai dernier lors de l'ouverture des débats mais également la semaine dernière. Mais ces derniers jours, son état de santé s'est considérablement dégradé et ne lui permet plus d'y assister.

Autre grand absent de ce procès: Pierre Estoup, l'un des trois juges-arbitres dont la sincérité est mise en doute dans cette affaire d'arbitrage également non présent en première instance.

Cinq autres prévenus

Les plaidoires des parties civiles doivent avoir lieu lundi prochain en début d'après-midi avant le réquisitoire qui est attendu pour mardi. Bernard Tapie ainsi que cinq autre prévenus sont soupçonnés d'avoir "truqué" un arbitrage privé rendu en 2008 et censé mettre un point final à son litige avec le Crédit Lyonnais.

L'ancien président de l'Olympique de Marseille ainsi que ses cinq coprévenus avaient été relaxés en juillet 2019, avant que le parquet ne fasse appel. Dans ce dossier, Bernard Tapie est soupçonné d'avoir, avec des complices, "truqué" un arbitrage privé rendu en 2008 et censé mettre un point final à son litige avec le Crédit Lyonnais.

Cet arbitrage avait conclu à une "faute" de l'ex-banque publique et accordé à l'entrepreneur 403 millions d'euros. La sentence a depuis été annulée au civil pour "fraude", Bernard Tapie étant définitivement condamné à rembourser les sommes perçues.

Article original publié sur BFMTV.com