Une toxine responsable de la maladie du charbon utilisée comme analgésique

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Des chercheurs de l’École Médicale d’Harvard ont utilisé la toxine d’une bactérie mortelle, Bacillus anthracis, en tant qu'antidouleur chez des souris. Cette expérience déroutante a montré des effets bénéfiques inattendus.

Et si une bactérie causant une maladie mortelle pouvait être à l'origine d’un antidouleur qui servirait d'alternative aux opiacés ? C’est ce qu’évoque . Une équipe de chercheurs de l’École Médicale d’Harvard a observé que l’une des toxines de la bactérie Bacillus anthracis, responsable de la maladie du charbon, peut avoir des effets antalgiques.

Retour sur la maladie du charbon

Cette infection causée par Bacillus anthracis est très rare chez l’humain et touche particulièrement les herbivores. Chez ces derniers, la maladie se manifeste par une forte fièvre et des problèmes intestinaux aigus entraînant de fortes pertes de sang puis la mort de l’animal. La contamination se fait par les spores de la bactérie qui, après ingestion, contaminent le système intestinal de sa victime.

Chez l’humain, sa forme la plus courante est cutanée, elle se produit lorsque la bactérie entre en contact avec une blessure et forme des ulcérations entourées de vésicules de couleur noire mais indolores. C’est cette pigmentation spécifique qui lui a valu le nom de maladie du charbon. Dans 80% des cas, la blessure se guérit sans complication. Cependant, la fièvre engendrée par la maladie peut être mortelle si elle n’est pas traitée. Dans de plus rares cas, la maladie peut se manifester sous forme intestinale et sous forme respiratoire. La dernière est fatale dans 50% des cas. Heureusement, aujourd’hui, il existe des vaccins aussi bien les humains que pour les animaux herbivores.

Un travail d’équipe protéique à l’origine de l’effet analgésique

La toxine en question est formée de trois protéines : l'antigène protecteur, le facteur œdémateux et le facteur létal. Les scientifiques de la prestigieuse école anglaise menés par Nicole J. Yang se sont intéressés tout particulièrement aux deux premiers qui sont capables d'atténuer la douleur. Le processus d’arrêt de celle-ci se fait au niveau du ganglion spinal qui est relié aux nerfs rachidiens. L’antigène protecteur se lie aux récepteurs des cellules[...]

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