Toxicité des bisphénols A et B, même combat

La rédaction d'Allodocteurs.fr

"Le bisphénol B présente des propriétés endocriniennes similaires à celles du bisphénol A", assure l'agence de sécurité sanitaire française (Anses), qui publie ses travaux dans la revue Environmental Health Perspectives. Ses experts recommandent donc d'"éviter" de remplacer le second par le premier.

Une équipe de chercheurs avait déjà montré que chez l’animal le bisphénol S, un autre remplaçant du bisphénol A utilisé par les industriel, persistait plus longtemps dans l’organisme et à des concentrations beaucoup plus élevées que le bisphénol A. Et le rendait donc potentiellement plus dangereux.

Un additif non utilisé en Europe, mais pas complètement absent pour autant

"Le BPB est aujourd'hui utilisé comme alternative à certains usages du bisphénol A (BPA) et du bisphénol S (BPS) dans certains pays tels que les Etats-Unis où il est enregistré en tant qu'additif indirect pour certains revêtements et polymères en contact avec les aliments", souligne l'Anses dans un communiqué. "En revanche, il n'est pas "fabriqué (ni) utilisé comme substance chimique en Europe"

Malgré cela, "on le retrouve dans des échantillons biologiques de populations européennes ainsi que dans des milieux environnementaux en Chine", précise l'Anses.

Interférences avec le système hormonal

Les experts se sont basés sur "la similarité de structure" entre le bisphénol A et B. Ils ont "pris en compte les effets possibles du BPB sur (...)

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