"Tout le monde déteste la police" : ce que l’on sait de la polémique à la fête de l’Humanité

·3 min de lecture
La fête de l'Humanité

Le ministre de l'Intérieur a dénoncé "des propos injurieux contre la police de la République", scandé par une partie du public, à l'initiative du rappeur Soso Maness.

"Tout le monde déteste la police !". Le slogan, souvent entendu dans les manifestations ces derniers mois, a été entonné vendredi soir, à la fête de l'Humanité, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Durant sa prestation d'une heure, entre deux chansons, le rappeur marseillais partage son opinion sur plusieurs sujets avec les spectateurs de cette fête très politique.

Au sujet du film Bac Nord, qui revient sur une affaire de corruption de la Bac à Marseille et accusé par certains critiques d'être "pro-flic", le rappeur marseillais estime que "ce film est une grosse merde", avant d'inciter le public a chanter avec lui. "Tout le monde..." lance le rappeur avant qu'une partie du public ne reprenne "tout le monde déteste la police" à plusieurs reprises.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

"Des propos injurieux"

Une séquence de quelques secondes qui a été largement commentée. Filmée par plusieurs spectateurs, la séquence a été dénoncée le lendemain par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui a condamné "des propos injurieux contre la police de la République".

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Des propos en partie condamnés par les "partis dits de 'gauche' comme les appellent Gérald Darmanin. “Je ne cautionne pas du tout ces propos, que je ne partage pas. Je les condamne fermement, je défends trop le métier des gardiens de la paix qui travaillent dans de si mauvaises conditions pour cautionner ce genre de propos”, a déclaré Fabien Roussel, le chef de file du PCF pour 2022 sur BFMTV.

"C'est juste de la moquerie" pour Mélenchon

Du côté de la France Insoumise, la condamnation est beaucoup moins ferme. Interrogé sur la même question ce lundi matin, Jean-Luc Mélenchon a été beaucoup plus mesuré, rappelant sur RMC que la France "est un pays de chanson, de moqueries", revendiquant l'héritage de George Brassens. "C'est juste de la moquerie, beaucoup de jeunes en ont plein le dos d'être controlés 10 fois par jour parce qu'ils n'ont pas le bonne couleur de peau (...) il y a un ressentiment, une distance, qui s'est crée". 

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

LFI invoque Brassens et Brel

Interrogé plus tôt sur le même sujet, le député LFI Adrien Quatennens prend également le parti de la liberté d'expression, notamment dans la chanson française. "Personne n'imagine qu'on aurait interdit à Brassens, Brel ou d'autres d'avoir des propos parfois provocants", a-t-il expliqué sur BFMTV.

Le groupe 13Block sortait "Fuck le 17" en 2019, avec des propos ouvertement anti-flics. "Nique la police, nique la police […] Confronté aux forces de l'ordre, Nos journées font leurs salaires […] fuck le 17". Des propos qui avaient à l'époque suscité l'indignation : Eric Morvan, le directeur général de la police nationale dénonçait "la provocation à la haine anti-flics, la glorification du communautarisme, la promotion des trafics mortifères et d'un machisme pitoyable, tout dans le clip de 13 Block est écœurant".

"La France est un pays de flics, à tous les coins d'rue y en a cent, pour faire régner l'ordre public, ils assassinent impunément", chantait Renaud dans Hexagone en 1975.

Ce contenu peut également vous intéresser :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles