En tournée en Asie, l’administration Biden cherche à créer un front uni face à la Chine

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Les secrétaires d’État américains Antony Blinken et de la Défense Lloyd Austin doivent rencontrer leurs homologues au Japon ce mardi 16 mars. Dans leur tournée asiatique, les chefs de la diplomatie et de la défense américaines veulent renouer les liens avec leurs alliés après la diplomatie tumultueuse de Donald Trump, mais aussi faire face à la menace chinoise, comme l’ont écrit les deux ministres dans un éditorial.

Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

« Notre force combinée nous rend plus forts quand nous devons repousser l'agression et les menaces de la Chine », écrivent Antony Blinken et Lloyd Austin dans une tribune publiée dans le Washington Post le jour de leur arrivée à Tokyo.

« Ensemble, nous demanderons des comptes à la Chine lorsqu’elle viole les droits de l’homme ou qu’elle revendique des droits maritimes en mer de Chine, précisent les deux ministres avant de conclure : Si nous n'agissons pas de manière décisive et que nous ne prenons pas les devants, Pékin le fera. »

Derrière la volonté de renouer avec des alliés négligés, voire offensés sous l’ère Trump, la nouvelle administration confirme ainsi clairement son intention d’organiser un front commun contre Pékin.

Contenir l’influence chinoise dans la région était déjà à l’ordre du jour la semaine dernière lors du sommet virtuel qui a rassemblé l’Australie, le Japon, l’Inde et les États-Unis.

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