Tourisme : les professionnels dans le doute face au recrutement des saisonniers

À Fréjus (Var), dans son restaurant fermé depuis fin octobre, Sébastien Mabille, aurait déjà dû recevoir ses premiers clients des beaux jours. "Habituellement, ici, le restaurant est plein. Des jours comme aujourd'hui, on installe tes transats", témoigne le restaurateur. En temps normal, Sébastien Mabille aurait recruté 17 saisonniers pour la saison estivale. Mais cette année, ce sera moitié moins, malgré l'annonce de la ministre du Travail, qui a garanti la mise en place du chômage partiel. "Cela demande d'avancer les salaires, d'avoir de la trésorerie que plus personne n'a aujourd'hui", assure le restaurateur. Des professionnels prudents Ce recours à l'activité partielle concerne 150 000 saisonniers. Le gouvernement a promis une enveloppe de 200 millions d'euros aux professionnels pour recruter. Pourtant, certains préfèrent rester prudents. "Pas sûr que ça change quoi que ce soit, on ne va pas embaucher pour rien. Habituellement, au mois d'avril, on commence déjà à signer des contrats. Là, on attend une date de réouverture", témoigne Freek Luiten, directeur de l'hôtel Saint-Aygulf (Var). Mis en place l'hiver dernier dans les stations de montagne, ce dispositif a permis d'embaucher 28 000 saisonniers.