"Tourisme électoral", "semeur de division": Éric Zemmour étrillé par ses concurrents dans le Var

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L'arrivée du patron de Reconquête dans la 4ème circonscription du Var n'est guère du goût des candidats qui se sont déjà lancés dans la course. Le Rassemblement national l'accuse d'ailleurs de "semer la division".

Une entrée en campagne qui fait réagir. Après avoir longtemps hésité, Éric Zemmour a officialisé ce jeudi soir sa candidature aux législatives dans la 4ème circonscription du Var. Malgré son score décevant à la présidentielle, le patron de Reconquête a décidé de tenter sa chance dans ce territoire où il a récolté 14% des voix.

"Pas que le Golfe de Saint-Tropez"

Du côté de la majorité présidentielle, on assure être serein face à l'arrivée de l'ancien éditorialiste dans l'arène électorale.

"Je pense qu’il faut rester concentré, continuer de travailler pour rester proche de ses électeurs (...). Je pense que tout le monde est un peu inquiet de cette candidature qui oblige sur le plan médiatique. Il va devenir assez rapidement un candidat comme les autres dans cette circonscription qui ne comprend pas que le Golfe de Saint-Tropez, loin de là", a expliqué Sereine Mauborgne, la député sortante Renaissance (ex LaREM) au micro de BFMTV.

"Venir ici pour semer la division"

Le ton est plus sévère sur les bancs du Rassemblement national. Et pour cause. Alors que la circonscription semblait gagnable pour le parti de Marine Le Pen qui a récolté 32% des voix au premier tour sur ces terres de droite, l'arrivée d'Éric Zemmour change la donne.

"Pour quelqu’un qui prône l’enracinement à longueur de temps entre Paris et le Var, les racines sont vraiment très longues. Même question sur la cohérence: quand on prône l’union et qu’on est dans une circonscription où Marine Le Pen a fait 57% au second tour, dans une circonscription où on peut éviter d’avoir un député macroniste, venir ici pour semer la division, je trouve ça incohérent", a lancé Philippe Lottiaux, le candidat RN sur notre antenne.

C'est que le mouvement qui a refusé toute alliance avec Reconquête, malgré les appels du pied insistants de ses cadres, espère bien que les ambitions de l'ex-éditorialiste ne trouvent aucun débouché politique à l'Assemblée nationale.

"Candidats d'opportunisme"

L'atmosphère n'est pas moins tendue avec les Républicains alors que Valérie Pécresse n'a pas fait bien mieux dans la 4ème circonscription du Var (4,9%) qu'au niveau national.

"Je ne suis pas surprise qu’il vienne faire du tourisme électoral dans notre belle circonscription. Les électeurs sont suffisament avisés pour repérer les bons candidats et des candidats d’opportunisme", a jugé sévèrement Marie-Christine Hamel, la candidate LR.

Enfin, du côté de la gauche, qui n'a pas dépassé les 17% dans ce territoire en additionnant les scores de tous ses candidats à la présidentielle, on joue la carte de la sérénité.

"Ce qui est clair, c’est que je ne changerai rien à ma façon de faire campagne. Ce qui est sûr, c’est que je serai beaucoup plus exposée que s’il n’était pas venu sur cette circonscription", a jugé ainsi la candidate Nupes Sabine Cristofani.

Éric Zemmour s'est dit de son côté "heureux" de cette "nouvelle aventure électorale".

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - "Je ne changerai rien à la campagne que j'avais prévue": la rivale Nupes d'Éric Zemmour réagit à la candidature du polémiste

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