Tour des Flandres : "On est en train d’opposer l’écologie et le cyclisme"

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Dimanche 4 avril, le tour des Flandres a été marqué par la disqualification du cycliste suisse Michaël Schär. Le coureur d’AG2R-Citroën a été exclu de la compétition pour avoir jeté un bidon au public, au lieu de le faire dans l’espace autorisé par l’Union cycliste internationale (UCI). Depuis début avril, l'UCI réglemente les zones où les participants aux épreuves peuvent jeter leurs gourdes, afin de limiter la pollution plastique. Une règlement appliqué à la lettre qui peut provoquer des pénalités voire l'exclusion de la course. 

"Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu droit à une bonne polémique stérile entre les défenseurs de l’environnement et les amoureux du cyclisme ! Au moins depuis les dernières batailles rangées sur la caravane du Tour de France. Et si on essayait de retrouver un peu de mesure dans ce débat ? Depuis le 1er avril, l’UCI interdit aux coureurs de jeter leurs bidons en pleine nature. Sur le principe, rien à dire. Que le sport, et notamment le cyclisme, se préoccupe de l’environnement, et essaie de s’améliorer, de réduire son empreinte, on ne peut que s’en réjouir. C’est le sens de l’histoire, les coureurs ont aussi un devoir d’exemplarité, et d’ailleurs les équipes ont toutes applaudi cette mesure au départ. Le problème, c’est l’application à la lettre, bêtement, d’un règlement. C’est ce qui s’est passé dimanche. Le Suisse Michael Schär a jeté son bidon à un groupe de spectateurs. Il ne l’a pas balancé dans un pré le long de la route.

Il l’a envoyé ...


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