Tour des Flandres : on est en train d’opposer l’écologie et le cyclisme

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Dimanche, un coureur a été exclu du Tour des Flandres pour avoir jeté son bidon à des spectateurs. Une pratique désormais interdite par l’UCI. Pour Virginie Phulpin, ce serait bien d’arrêter d’opposer le cyclisme à l’écologie.  

Ça faisait longtemps que l’on n’avait pas eu droit à une bonne polémique stérile entre les défenseurs de l’environnement et les amoureux du cyclisme ! Au moins depuis les dernières batailles rangées sur la caravane du Tour de France. Et si on essayait de retrouver un peu de mesure dans ce débat ?

Depuis le 1er avril, l’UCI interdit aux coureurs de jeter leurs bidons en pleine nature. Sur le principe, rien à dire. Que le sport, et notamment le cyclisme, se préoccupe de l’environnement, et essaie de s’améliorer, de réduire son empreinte, on ne peut que s’en réjouir. C’est le sens de l’histoire, les coureurs ont aussi un devoir d’exemplarité, et d’ailleurs les équipes ont toutes applaudi cette mesure au départ.

Le problème, c’est l’application à la lettre, bêtement, d’un règlement. C’est ce qui s’est passé dimanche. Le Suisse Michael Schär a jeté son bidon à un groupe de spectateurs. Il ne l’a pas balancé dans un pré le long de la route. Il l’a envoyé à des personnes qui n’attendaient que ça. Donc le bidon ne s’est pas retrouvé dans la nature, il va trôner sur l’étagère d’un fan.

Et pourtant, le coureur a quand même été disqualifié. On dirait que l’UCI sort les crocs tout de suite pour montrer patte verte, et pour que son alinéa bidon rentre bien dans la ...


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