Tour Eiffel: reçu par le gouvernement, le militant pro-arbres descend du platane

Le militant d'une association de protection des arbres qui s'était installé fin mai sur un antique platane au pied de la Tour Eiffel en est descendu jeudi et a arrêté sa grève de la faim après avoir obtenu rendez-vous avec deux ministres.

Thomas Brail, 47 ans, arboriste-grimpeur dans le Tarn et fondateur du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA), sera reçu lundi 20 juin par les ministres de la Transition écologique Amélie de Montchalin et de l'Agriculture Marc Fesneau "pour travailler ensemble sur la protection des arbres", a indiqué le GNSA dans un communiqué.

Le militant a remis pied à terre jeudi soir après onze jours passés dans un platane, évalué comme bicentenaire par ses défenseurs et menacé selon eux par un projet de construction de petits bâtiments au pied de la Dame de Fer porté par la mairie de Paris.

L'arboriste, le visage émacié, est redescendu tout seul, assis dans son baudrier.

Thomas Brail réclame au nouveau gouvernement d'Elisabeth Borne "une loi qui encadre les coupes rases" afin de limiter l'industrialisation des forêts et les monocultures de résineux, notamment de sapins de Douglas.

Il réclame aussi un "renforcement de l'article L350-3 du code de l'environnement", qui interdit l'abattage d'arbres, sauf exceptions dont les "aménagements", ce qui affaiblit, pour le GNSA, considérablement leur protection.

Thomas Brail a relayé la cause des opposants au projet de construction de bâtiments au pied de la Tour Eiffel, qui devait entraîner l'abattage d'une vingtaine d'arbres.

Cette mobilisation a obligé la maire PS Anne Hidalgo à faire marche arrière début mai, en garantissant qu'aucun arbre ne serait abattu. Elle n'a toutefois pas renoncé au projet, partie d'un projet plus large de végétalisation et de piétonnisation de l'axe entre le Trocadéro et le Champ-de-Mars.

Vendredi, son premier adjoint Emmanuel Grégoire a reçu les associations à ce sujet.

Ces dernières ont tout de même décidé de lancer mercredi un recours administratif contre ce permis de construire au pied de la Dame de Fer, estimant qu'il comportait une "atteinte grave à l'intérêt des lieux ainsi qu'à la conservation de perspectives monumentales".

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