Tour d’Italie: Vincenzo Nibali, chez lui en Sicile, à travers les champs de lave noire

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La première semaine italienne du Giro commence mardi 10 mai par l'ascension de l'Etna, le volcan sicilien. Le départ de la quatrième étape sera donné à Messine, la ville natale de Vincenzo Nibali, vainqueur des Tours d’Italie 2013 et 2016.

Les « tifosi », enthousiastes, ont toujours reconnu le panache et le courage de ce coureur à « l’ancienne », qui fait parler son instinct dans un cyclisme devenu de plus en plus scientifique. Vincenzo Nibali (37 ans), est lancé vers ce qui ressemble fort à une tournée d'adieux à la course qu'il a tant marquée de son empreinte avec deux victoires au classement général et six podiums depuis 2010.

Le Sicilien connaît le Giro comme sa poche: sa météo allant parfois aux extrêmes, son parcours chausse-trappes et son public débordant. Mardi, il prendra le départ de la 4e étape à Messine, sa ville natale, pour aller franchir la ligne d’arrivée en haut de l’Etna. Le public l’attendra sur les flancs du volcan en activité le plus célèbre d'Europe (3 346 m), où la route grimpe sur 22,8 kilomètres à partir de Biancavilla, sur une pente moyenne de 5,9% à travers les champs de lave noire.

Le maillot rose, un rêve d’enfant

Vincenzo Nibali fait partie des belles surprises de la 2e étape du Tour d'Italie. Il a fait un excellent contre-la-montre samedi 7 mai dans les rues de Budapest, prenant la douzième place à 19 secondes du vainqueur, le Britannique Simon Yates. L’homme est en forme et pourrait bien tutoyer les cimes pour une victoire d’étape lors de cette 105e édition. Et pourquoi ne pas endosser une nouvelle fois le maillot rose de leader ? Au classement général, Nibali pointe actuellement à 30 secondes de Mathieu Van der Poel.

« Pour un coureur italien, porter le maillot rose, c’est comme un rêve d’enfant. J’ai eu ce rêve petit garçon quand je suivais le Giro. Quand j’étais enfant, mon rêve était de voir passer la course, chez moi, en Sicile, à Messine. Je me souviens d’avoir toujours voulu apercevoir Marco Pantani. Ma première victoire sur le Giro reste la plus importante dans mon cœur. C’était beau, il y avait beaucoup d’émotion. Le cyclisme représente tout pour moi, je me le suis approprié enfant », raconte Nibali dans une vidéo d’Eurosport.

Successeur de Marco Pantani

En 2013, sous la neige, Vincenzo Nibali a parachevé son premier triomphe dans le Giro, en remportant en solitaire la 20e et avant-dernière étape dans le décor grandiose des Trois Cimes de Lavaredo. À peine visible à travers le brouillard neigeux, devançant alors les trois Colombiens Fabio Duarte, Rigoberto Urán et Carlos Betancur. Sur la route très raide menant au refuge Auronzo (12 % pour les 4 derniers km), il avait accéléré à quatre reprises au seuil des trois derniers kilomètres et avait fini par décrocher tous ses adversaires. Nibali reste jusqu’à aujourd’hui un des rares coureurs qui ont remporté les trois Grands Tours dans leur carrière (Tour de France, Tour d’Italie et Tour d’Espagne). « Mon objectif absolu, c'est de gagner chacun des trois Grands Tours », clamait le Sicilien lors du Tour de France 2014 qu’il remporta haut la main à l’âge de 29 ans pour rejoindre Anquetil, Gimondi, Merckx, Hinault et Contador dans un cercle très fermé.

L'Italie tient enfin un digne successeur à Marco Pantani, dernier vainqueur italien sur le Tour de France, en 1998. « Sa mère m'a remis l'un de ses maillots jaunes. J'ai promis que je lui donnerai l'un des miens, si tout se passe bien », avait-il confié à propos de son idole de jeunesse. Bon grimpeur, excellent descendeur, le « Requin de Messine » avait terminé 3e du Tour de France en 2012.

En 2021, à la saison des feuilles mortes, il remporte le Tour de Sicile grâce à son succès en solitaire dans la dernière étape. Va-t-il avoir l’occasion de prendre le pouvoir chez lui, sur cette île méditerranéenne qu’il affectionne tant ? « Le Giro, c'est comme si je le faisais pour la première fois. Le dernier ? Je ne sais pas non plus. Maintenant, pensons à courir », lâchait-il avant le début du Tour d’Italie.

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