A Toulouse, un nouveau supercalculateur pour améliorer les prévisions météo

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Nouvel équipement de Météo-France à Toulouse, le supercalculateur Belenos est capable de plus de 10 millions de milliards d'opérations à la seconde.

Dans une vaste salle du "météopole" de Toulouse, Belenos ronronne dans une lumière bleu électrique. Capable de plus de 10 millions de milliards d'opérations à la seconde, ce nouveau supercalculateur doit faire gagner de précieuses minutes aux alertes météo... et étudier le changement climatique. Météo-France espère "gagner une à deux heures" sur ses alertes de vigilance et améliorer encore leur précision, explique François Lalaurette, directeur des opérations pour la prévision de Météo-France.

Les ingénieurs ont ainsi recréé avec ces nouveaux outils "l'épisode méditerranéen" meurtrier qui a ravagé les Alpes-Maritimes en octobre. Météo-France avait alors donné l'alerte bien en amont, mais, en repartant des données de l'époque, le nouvel équipement estime avec beaucoup plus de précision l'intensité et la localisation des précipitations qui s'étaient abattues sur les vallées de la Roya et de la Vésubie.

Francois Lalaurette, directeur des opérations pour la prévision de Météo France, le 2 juin 2021 au siège de Météo France à Toulouse   (AFP - Fred SCHEIBER)
Francois Lalaurette, directeur des opérations pour la prévision de Météo France, le 2 juin 2021 au siège de Météo France à Toulouse (AFP - Fred SCHEIBER)

Francois Lalaurette, directeur des opérations pour la prévision de Météo-France, le 2 juin 2021 au siège de Météo-France à Toulouse (AFP - Fred SCHEIBER)

Petaflops

Car Belenos et son jumeau Taranis, installé sur le campus de l'université, multiplient par 5,5 la puissance de calcul par rapport à leur prédécesseur. Avec une capacité totale de 21,48 "petaflops" (millions de milliards) d'opérations à la seconde, ils font gagner quelques places à la France dans le "top 10" international des grands de la météo et du climat (dominés par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne). De quoi gérer l'augmentation constante des données à traiter : plus de 40 millions d'observations individuelles par jour actuellement pour un modèle de prévisions mondial, entre 0,8 et 1,8 million pour la seule France métropolitaine.

La "maille" des prévisions est également resserrée, de 2,5 à 1,3 kilomètres. En 1992, le premier supercalculateur de Météo-France travaillait sur des carrés de 35 kilomètres de côté. La nouvelle machine du fabricant Atos, d'un coût de 55 millions d'euros pour un montant total[...]

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