Toulouse : Le musée Saint-Raymond lève un bout du voile sur le mystère du dieu Mithra

Marie-Dominique Lacour

EXPOSITION - Venu de Perse, le culte de Mithra, dieu tueur de taureau, se répand en Europe entre le Ier et le Ve siècle. Son mystère inspire toujours aujourd’hui les fictions contemporaines, ainsi que le musée Saint-Raymond de Toulouse qui lui consacre jusqu’au 30 octobre une exposition

Les adeptes du gaming auront peut-être reconnu le nom d’un temple mythique du jeu vidéo, Assassin’s Creed. Car Mithra, le tueur de taureau, divinité orientale et mystérieuse des premiers siècles dont l’origine reste incertaine, trouve encore sa place dans la culture contemporaine. Le musée Saint-Raymond de Toulouse a décidé de lui consacrer une exposition unique et originale, entre clairs-obscurs et contrepoints, à l’image de ce dieu tout en contradictions.

La galerie du musée, sombre et solennelle, reproduit l’atmosphère caverneuse des mithréums, les temples de Mithra : cachés, enterrés, parfois intégrés dans de véritables grottes, les sanctuaires n’ont laissé que peu de traces connues. Pourtant, Mithra n’avait rien de clandestin et s’intégrait parfaitement à l’univers polythéiste de l’époque.

Une partie de l’Empire romain lui voue d’ailleurs un surprenant culte, de son arrivée en occident au premier siècle jusqu’à son abandon au début du cinquième. Dieu « privé », ses adeptes se réunissaient pour vénérer celui qui, en tuant le taureau, a sauvé le monde et l’a régénéré.

L’archéologie, science du passé ?(...) Lire la suite sur 20minutes

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