Toulouse : une mère soupçonnée d'avoir prostitué ses deux filles âgées de 16 et 18 ans

·2 min de lecture
Graves soupçons de proxénétisme à Toulouse

Âgée de 36 ans, la mère de famille a été mise en examen pour proxénétisme aggravé.

De graves soupçons et beaucoup de zones d'ombre. Une femme âgée de 36 ans, mère de huit enfants, vient d'être mise en examen vendredi 2 juillet à Toulouse (Haute-Garonne), pour des faits de proxénétisme aggravé qui auraient été commis à l'encontre de deux de ses filles, âgées de 16 et 18 ans.

La mère affirme que sa fille et elle ont été enlevées

Selon La Dépêche du Midi, tout serait parti d'une alerte lancée fin juin par le mari de la suspecte, inquiet de ne pas avoir eu de nouvelles de sa femme et de sa fille de 16 ans depuis 48 heures. Si les recherches lancées immédiatement par les gendarmes restèrent infructueuses, la mère et sa fille ont fini par réapparaître, cinq jours plus tard.

"Le visage tuméfié, la trentenaire a expliqué aux enquêteurs qu’elle et sa fille avaient été enlevées et séquestrées plusieurs jours, avant de réussir à s’échapper", raconte le quotidien régional. Le témoignage de sa fille va cependant mener les gendarmes sur une toute autre piste. 

Des témoignages accablants

Devant les enquêteurs, l'adolescente affirme en effet avoir passé "quelques jours à l’étranger avec l’amant de sa mère et des amis pour passer du bon temps". Suite à ces révélations, le parquet de Toulouse ouvre une information judiciaire et l'enquête prend alors un nouveau tournant.

La Dépêche du Midi explique en effet qu'après avoir entendu "de nombreux témoins", les gendarmes "ont mis en lumière un réseau de prostitution "familial'", dans le cadre duquel la jeune fille âgée de 16 ans et une de ses sœurs âgée de 18 ans se prostituaient "sous la surveillance de la mère, qui s’occupait aussi de poster des annonces coquines sur Internet".

20 000 euros auraient "terminé dans les poches de la mère et des filles"

D'après le quotidien régional, ces activités illégales auraient rapporté "environ 20 000 euros en un an selon les estimations" des enquêteurs, qui pensent par ailleurs que l'argent "aurait ensuite terminé dans les poches de la mère et des filles".

Comme le précise La Dépêche, la mère nie fermement être impliquée dans de tels agissements. Cela ne l'a cependant pas empêchée d'être mise en examen et placée en détention provisoire, alors que de nombreuses zones d'ombre subsistent et que l'enquête se poursuit sur commission rogatoire.

Ce contenu pourrait également vous intéresser :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles