Toulouse : l'écologiste Antoine Maurice veut ravir la mairie à Jean-Luc Moudenc

Soutenu par LR et LREM, Jean-Luc Moudenc a longtemps semblé indéboulonnable. "Il n'y a personne en face", bruissait encore le tout-Toulouse au début de l'année. Arrivé en tête le 15 mars (36.18%), voilà pourtant le maire sur la sellette face à l'écologiste Antoine Maurice (27,56%). Conseiller municipal depuis 2008, l'élu EELV a pris, en novembre, le leadership du mouvement Archipel Citoyen, créé deux ans plus tôt. Fondé sur le principe de la démocratie participative, celui-ci agrège désormais les forces de gauche, du PRG à LFI, en passant par Place publique et le Parti pirate.

Du pain-bénit pour Moudenc : selon lui, l'extrême-gauche violente, qui, dit-il, a saccagé la ville et ses commerces lors des manifestations des Gilets Jaunes, se trouve aux portes du Capitole. Maurice le tance d'agiter les peurs et lui renvoie la présence sur sa liste d'un sympathisant de La Manif pour tous et d'un admirateur d'Eric Zemmour.

Deux projets en totale opposition

Les électeurs toulousains, eux, trancheront entre deux projets bien différents. A droite, Moudenc, dans la posture du père protecteur, défend "l'emploi", "la santé" et "l'ordre public." A gauche, Maurice, partisan d'une "nouvelle ère", brandit une écologie "heureuse, sociale et populaire." Au vrai, les dossiers verts ne manquent pas de sel dans la Ville rose. Capitale européenne de l'aéronautique, Toulouse affronte un dilemme : quand Moudenc défend la puissance de cette économie locale, fragilisée par les conséquences de la crise sa...


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