Il joue à Pokémon GO en conduisant sur l'autoroute et provoque un grave accident

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Un jeune homme de 21 ans a écopé de deux ans de prison avec sursis pour avoir provoqué un grave accident sur l'autoroute en jouant à Pokémon GO...

Un jeune homme de 21 ans a écopé de deux ans de prison avec sursis pour avoir provoqué un grave accident sur l'autoroute, le 18 août 2019. Le chauffard s'était retrouvé à contresens car il jouait à Pokémon GO sur son téléphone.

Le 18 août 2019, un chauffard de 21 ans a semé la panique sur l'autoroute en direction de Toulouse. A hauteur de Villeneuve-lès-Bouloc, il a pris une bretelle, avant de faire demi-tour. À contresens, le jeune homme a percuté plusieurs voitures, dont celle d'une famille, avec deux enfants de 8 et 3 ans à l'arrière, rapporte La Dépêche.

"Le choc a été d'une violence inouïe, ils ont fait plusieurs tonneaux. La petite fille à l'arrière avait enlevé momentanément sa ceinture, sans l'intervention de son frère, elle serait certainement morte", a rappelé hier l'avocate de la partie civile lors de son intervention à la barre du tribunal correctionnel.

Grièvement blessé à la tête, le chauffard n'a plus aucun souvenir de l'accident

De nombreuses voitures ont également été percutées ce jour-là et le bilan est corsé : si personne n'est mort, plusieurs victimes ont dû recevoir des soins d'urgence. Le chauffard a quant à lui été grièvement blessé à la tête et a dû être hospitalisé plusieurs jours.

Lors de son procès, le jeune homme de 21 ans a expliqué qu'il n'avait plus aucun souvenir de l'épisode tragique. "Vouliez-vous vous suicider?" lui a demandé la présidente. "Je ne crois pas, je ne sais pas ce que j'ai voulu faire", a-t-il assuré.

"Chassiez-vous des pokémons ?"

Peu après l'accident, les secours ont en tout cas retrouvé son téléphone allumé avec l'application Pokémon GO en marche. "Chassiez-vous des pokémons ? Les victimes ont droit à des explications", a insisté le procureur, qui a requis 4 ans de prison, dont un ferme. Amnésique, le chauffard n'a pas pu répondre à cette question.

"Ce mutisme est horrible pour les victimes qui ont besoin de savoir pour se reconstruire", a estimé de son côté l'avocate de la partie civile. Verdict : deux ans de prison avec sursis.