À Toulouse, un banquet organisé sans masques attaqué... par les anti-masques

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Le banquet annuel du cassoulet, place du Capitole à Toulouse (crédits Twitter @Krole31)
Le banquet annuel du cassoulet, place du Capitole à Toulouse (crédits Twitter @Krole31)

Samedi dernier à Toulouse, 400 personnes ont mangé sans masque sur la place du Capitole, dans le cadre d’un événement organisé par la municipalité. Un avocat a porté plainte. Un avocat qui se bat habituellement contre le port du masque obligatoire.

Toulouse à table : le nom de l’événement est appétissant, dans une ville qui place le cassoulet très haut dans son échelle de valeurs gastronomiques. Alors, 400 personnes se massent autour des tables du banquet, dressé sur la jolie place du Capitole. Les masques ? Oubliés. Pourtant, la ville est placée en zone rouge de circulation du virus. Mais il faut croire que les règles sanitaires s’arrêtent là où commence les traditions culinaires.

Règles culinaires et principe de précaution

"Avec le respect des mesures barrière, on peut continuer à vivre. C'est l'enjeu", explique François Chollet, adjoint au maire de Toulouse et coordinateur de la lutte contre le Covid, cité par L’Express. “C'est en fonction de la qualité des mesures sanitaires que les événements sont maintenus" par la préfecture, se dédouane-t-il également. L’argument de la mairie : avoir appliqué, non pas les règles qui prévalent dans l’espace public, mais celles qui s’appliquent aux restaurants. Que celui-ci soit éphémère et occupe la place principale de la ville importe peu : avec 1 000 places mais 400 personnes maximum par service, les règles de distanciation sociale sont respectés. Et donc, bas les masques.

Sauf que l’argument passe mal auprès de Fabrice Di Vizio. Cet avocat a porté plainte au pénal contre le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (Les Républicains), pour “mise en danger de la vie d’autrui” et "violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement". “Je suis scandalisé”, s’insurge l'avocat dans L'Express. “On ne peut pas décemment obliger l'ensemble de la population toulousaine à porter un masque à l'extérieur et en même temps organiser un tel banquet sans respect des règles sanitaires". Di Vizio, chevalier du masque ?

Pas anti-masque, mais “anti-virus”

Loin de là. L’avocat a ainsi pour habitude d’attaquer tous les arrêtés préfectoraux et municipaux obligeant le port du masque dans des lieux en extérieur. Celui qui se dit “anti-virus” estime que l’efficacité du masque n’est pas prouvée scientifiquement. Poursuivant avec son expertise d’avocat, il juge que le port du masque obligatoire est un "dévoiement du principe de précaution", dont l’objectif est de "protéger les décideurs politiques" contre d'éventuelles plaintes. Lui a donc choisi de défendre l’association Victimes Coronavirus France et le collectif de soignants C19, en attaquant les règles imposant ce port du masque qu’ils jugent inefficace et liberticide.

Pour Fabrice Di Vizio, le masque est ainsi un “symbole”. Dont, à l’écouter, les conséquences pourraient être très graves : “Le risque avec cette question, parce qu'elle est devenue centrale, est de mettre le pays à feu et à sang par manque de pédagogie et de cohérence des pouvoirs publics." Guerre civile ou seconde vague, en somme.

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