Toulon : « J’ai vécu dans la clandestinité », cinq ans de prison requis contre une mère divorcée en cavale avec sa fille

P.MAGNIEN / 20 MINUTES

PROCèS - Condamnée en première instance après avoir disparu avec sa fille pendant onze ans, Priscilla Majani comparaissait de nouveau devant la justice

C’était en mars dernier. La jeune Camille, adolescente varoise de 16 ans installée en Suisse depuis plusieurs années avec sa mère, est au ski avec des amis. Lorsqu’elle rentre de son séjour, sa mère n’est plus au domicile familial. En son absence, Priscilla Majani a été arrêtée, au cours d’un banal contrôle routier. A la barre de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, Martine, la directrice de son école suisse chez qui Camille s’est réfugiée se souvient. « Camille savait que si quelque chose arrivait à sa maman, elle pouvait contacter une personne de confiance. »

Depuis des années, Priscilla Majani fait l’objet de deux mandats d’arrêt. Voilà onze ans qu’elle a quitté du jour au lendemain le Var, avec sa fille. Au moment de sa disparition, Priscilla Majani vit selon les termes de l’avocat général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence Jean-Louis Persico, « une séparation conflictuelle » avec le père de Camille, qui bénéficie de la garde alternée de sa fille. « J’ai dû quitter mon pays, reconnaît Priscilla Majani à la barre. J’ai passé onze ans dans la clandestinité. J’avais un très bon salaire. »

« Papa m’a mis le zizi dans les fesses »

En janvier 2011, une plainte pour viol sur Camille visant son père est déposée. Dans une audition diffusée à la (...) Lire la suite sur 20minutes

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