Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les crottes de nez

The Conversation
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Allez, avouez que vous le faites.

Que ce soit en compagnie d’un conjoint ou en cachette quand on croit que personne ne regarde, nous nous fouillons tous dans le nez. Et les autres primates le font aussi.

La stigmatisation sociale autour du curage de nez est très répandue. Mais devons-nous vraiment le faire… et où devons-nous mettre nos crottes de nez ?

En tant que scientifiques qui avons effectué des recherches sur les contaminants environnementaux – dans nos maisons, nos lieux de travail, nos jardins –, nous avons une bonne idée de ce que vous manipulez réellement lorsque vous glissez avec satisfaction votre doigt dans votre narine.

Voici ce que vous devez savoir avant de passer à l’action.

Les enfants, qui n’ont pas encore appris les normes sociales, réalisent rapidement que la compatibilité entre un doigt et une narine est plutôt bonne. © leungchopan, Shutterstock
Les enfants, qui n’ont pas encore appris les normes sociales, réalisent rapidement que la compatibilité entre un doigt et une narine est plutôt bonne. © leungchopan, Shutterstock

Qu’y a-t-il dans une crotte de nez ?

Se curer le nez est une habitude tout à fait naturelle ; les enfants, qui n’ont pas encore appris les normes sociales, réalisent rapidement que la compatibilité entre un doigt et une narine est plutôt bonne. Mais il y a bien plus que de la morve là-dedans.

Pendant les quelque 22 000 cycles respiratoires quotidiens, le mucus formant des crottes de nez constitue un filtre biologique essentiel pour capturer la poussière et les allergènes avant qu’ils ne pénètrent dans nos voies respiratoires, où ils peuvent provoquer une inflammation, de l’asthme et d’autres problèmes pulmonaires à long terme.

Les cellules de vos voies nasales, appelées cellules caliciformes (ainsi nommées en raison de leur aspect en forme de coupe), produisent du mucus pour piéger les virus, les bactéries et la poussière contenant des substances potentiellement dangereuses comme le plomb, l’amiante et le pollen.

Le mucus nasal et ses anticorps et enzymes constituent le système de défense immunitaire de première ligne de l’organisme contre les infections.

La cavité nasale possède également son propre...

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