«Nous sommes toujours là !»: place Tahrir à Bagdad, les manifestants appellent au boycott des législatives

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En Irak, des manifestants se sont rassemblés place Tahrir, deux ans après le mouvement anti-pouvoir qui a déstabilisé le pays fin 2019. À quelques jours des élections, prévues le 10 octobre, ces Irakiens veulent montrer que la contestation continue dans le pays.

Avec notre correspondante à Bagdad, Lucile Wassermann

Devant le monument de la liberté, place Tahrir à Bagdad, des centaines de manifestants chantent et brandissent des drapeaux irakiens. Deux ans, jour pour jour, après le début de la révolte en 2019, ils sont de retour.

« Nous voulons montrer au monde que nous sommes toujours là pour changer ce régime corrompu, explique Ali Nalthum, un manifestant de 28 ans. Nous devons vraiment nous débarrasser de ce gouvernement qui a détruit notre pays. »

Dans les mains de ces manifestants, des pancartes avec le portrait d'Irakiens tués ou enlevés depuis 2019. La plupart des assaillants n'ont jamais été retrouvés. Teeba, une jeune Irakienne portant un keffieh couleur sable sur la tête, ne décolère pas: « On doit savoir qui a tué les 800 manifestants morts et tous ceux qui ont été enlevés sans qu'on sache ce qui leur est arrivé. »

Vers une abstention record aux élections législatives ?

À une semaine des élections anticipées, Teeba ne se rendra pas aux urnes, dit-elle: « Je ne fais confiance à personne. Jusqu'à aujourd'hui, il n'y a personne de confiance, je n'ai pas envie de voter pour qui que ce soit. »

Cette semaine, la plus haute autorité religieuse chiite du pays, Ali Al Sistani, a exhorté ces Irakiens à aller voter le 10 octobre. Mais ce message changera-t-il la donne ? Alors que les observateurs prévoient une abstention record aux prochaines élections et que beaucoup de manifestants appellent au boycott du scrutin.

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