Pour toucher l'aide européenne, Air France doit abandonner des créneaux horaires à Orly

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Ce lundi 5 avril au matin a lieu le très attendu conseil d’administration d’Air France. À l’ordre du jour, « l’accord de principe » conclu entre Bruxelles et Paris pour aider financièrement la compagnie. La Commission européenne demande à Air France d’abandonner 24 créneaux horaires sur l’aéroport d’Orly, en échange d’une nouvelle aide de l’État. Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie accepte l’idée d’un abandon des créneaux, mais promet qu’il n’y en aura pas autant.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Jérémy Audouard

Cet « accord de principe » intervient après plusieurs semaines d’intenses tractations entre Bruxelles et Paris. La Commission européenne a en effet un droit de regard lorsque des États souhaitent aider certaines entreprises stratégiques, comme les transporteurs aériens. Bruxelles peut exiger des contreparties, qui se négocient en direct avec un État membre.

7 milliards d'euros déjà versés

Paris peut donc soutenir Air France et 7 milliards d’euros ont ainsi déjà été versés.Une nouvelle enveloppe devrait bientôt arriver. Mais en échange, pour éviter une distorsion de la concurrence, Air France doit abandonner des créneaux d’atterrissages et de décollages. C’était ce qui était au centre des discussions. Des créneaux qui reviennent ensuite à d’autres compagnies.

Bruxelles temporise en quelque sorte les aides d’État avec la « loi du marché ». L’an dernier, dans la même situation, c’était la compagnie allemande, Lufthansa, qui avait dû abandonner 24 créneaux .

À écouter: Quel avenir pour le secteur aérien et aéronautique?