"Totalement contraire aux valeurs de la République": Darmanin explique la fermeture de la mosquée d'Allonnes

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Gérald Darmanin lors d'une conférence de presse mardi 26 octobre 2021.  - BFMTV
Gérald Darmanin lors d'une conférence de presse mardi 26 octobre 2021. - BFMTV

Gérald Darmanin a donné ce mardi matin une conférence de presse pour dresser le bilan de son ministère au cours du mois de septembre. Le ministre est notamment revenu sur la fermeture administrative de la mosquée d'Allonnes décidée, pour six mois, par la préfecture de la Sarthe via un arrêté pris lundi.

"La mosquée sera donc fermée pour une durée de six mois, la notification ayant été faite à son représentant légal", a dit Gérald Darmanin. "Nous avons rappelé au préfet de la Sarthe la notification de l''Association allonnaise pour le Juste Milieu', c'est-à-dire l'association de la mosquée d'Allonnes qui avait tenu des propos et permis des actions que nous considérons comme totalement contraires aux valeurs de la République", a expliqué Gérald Darmanin.

Une décision qu'il était "normal" de prendre

Le ministre a développé:

"Les éléments recueillis sur la mosquée montrent que les imams y promeuvent des discours, des prêches et des ouvrages - présents dans la mosquée - qui évoquent une pratique radicale de l'islam, légitiment le recours au jihad armé, la mort en martyr ainsi que l'instauration de la charia, tout en cultivant un sentiment de haine à l'égard de la France, des Français, des juifs, des chrétiens et des Occidentaux, et légitiment par ce fait les attentats terroristes."

"Il était donc normal de prendre cette décision", a-t-il tranché.

Un enseignement coranique dispensé sur place

Dès le 13 octobre, une enquête avait été ouverte par le parquet du Mans contre le lieu de culte pour "apologie de terrorisme" et "provocation à commettre des actes terroristes". À l'instar du ministre ce mardi, l'arrêté a appuyé l'initiative sur les soupçons de diffusion d'une vision rigoriste de l'islam, de promotion du jihadisme, de justifications d'attentats terroristes nourris à l'égard des deux associations chapeautant la mosquée, ainsi qu'à l'encontre des imams y exerçant.

Une influence potentielle d'autant plus néfaste car en plus d'accueillir habituellement 300 fidèles, la mosquée dispense un enseignement coranique à 110 élèves.

92 lieux de culte musulmans sous surveillance

Et la mosquée allonnaise ne tient pas du cas isolé. Gérald Darmanin a ainsi profité de cette conférence de presse pour une revue de chiffres sur le sujet. "

"Treize associations diffusant l'idéologie islamiste ont été dissoutes depuis 2017, soit trois fois plus que sous les gouvernements précédents", a-t-ilsouligné, listant encore: "Sur les 2500 lieux de culte musulmans sur notre territoire, seuls 92 sont regardés par nos services de renseignement. J'ai demandé à ce qu'ils soient particulièrement contrôlés. Sur ces 92 lieux de culte, soupçonnés de séparatisme, 21 d'entre eux sont fermés".

Une statistique qui s'est donc encore étoffée ce lundi.

Article original publié sur BFMTV.com

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