"Totalement arbitraire": Macron dénonce la réincarcération de la chercheuse Fariba Adelkhah à Téhéran

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L'universitaire franco-iranienne Fariba Adelkhah, le 19 septembre 2012 dans un lieu non précisé - Thomas ARRIVE, Sciences Po/AFP/Archives
L'universitaire franco-iranienne Fariba Adelkhah, le 19 septembre 2012 dans un lieu non précisé - Thomas ARRIVE, Sciences Po/AFP/Archives

Emmanuel Macron a dénoncé ce jeudi la réincarcération "totalement arbitraire" en Iran de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, en affirmant que "la France toute entière" était "mobilisée pour sa libération".

"Cette incarcération ne repose sur absolument aucun élément. Il s'agit bien d'une prisonnière scientifique", a ajouté le président au début d'un discours devant les présidents d'université à Paris.

Fariba Adelkhah, âgée de 62 ans, a été de nouveau incarcérée alors qu'elle était aux arrêts domiciliaires depuis octobre 2020. Elle avait été arrêtée en juin 2019 puis condamnée en mai 2020 à cinq ans de prison pour atteintes à la sécurité nationale, ce que ses soutiens ont toujours démenti.

Des agissements "cyniques"

La France est "pleinement mobilisée à ses côtés, aux côtés de ses proches et de tous les scientifiques", a assuré Emmanuel Macron. Le ministère des Affaires étrangères avait prévenu mercredi que sa réincarcération ne pouvait "qu'avoir des conséquences négatives sur la relation entre la France et l'Iran et réduire la confiance entre nos deux pays". Son comité de soutien à Paris a par ailleurs dénoncé des agissements "cyniques" du pouvoir iranien qui utiliserait le cas de la chercheuse "selon des fins extérieures ou intérieures qui demeurent opaques".

Ce revirement survient alors que l'Iran et plusieurs pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, Russie, Chine, plus les Etats-Unis de manière indirecte) ont relancé en novembre les pourparlers pour sauver l'accord de 2015 ("JCPOA"), censé empêcher Téhéran de se doter de l'arme atomique, un dossier particulièrement brûlant et scruté dans toute la région. Jean-Yves Le Drian a estimé mardi que ces négociations étaient "trop lentes", semblant réduire l'optimisme qu'il avait exprimé quelques jours plus tôt.

Article original publié sur BFMTV.com

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