Total se maintient en Birmanie malgré la répression

Source AFP
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Le groupe Total a annoncé qu'il maintenait sa présence controversée en Birmanie, où la répression contre le coup d'État militaire se poursuit.
Le groupe Total a annoncé qu'il maintenait sa présence controversée en Birmanie, où la répression contre le coup d'État militaire se poursuit.

Le groupe pétrolier français Total a annoncé, ce dimanche 4 avril, qu'il maintenait sa présence controversée en Birmanie, où la répression contre le coup d'État militaire a déjà fait des centaines de morts. Total s'est également engagé à financer des organisations pour les droits humains dans le pays. Plus de 550 civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués par les forces de sécurité depuis le putsch du 1er février qui a renversé le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi, d'après l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP).

Le bilan pourrait être beaucoup plus lourd après que quelque 2 700 personnes ont été arrêtées. Beaucoup, détenues au secret et sans accès à leurs proches ou à un avocat, sont portées disparues. L'armée et la police tirent à balles réelles de jour comme de nuit, relève l'AAPP, et quatre civils sont encore tombés sous les balles dans la journée de samedi. Face à la dégradation constante de la situation, des ONG internationales et locales, relayées par certains politiques en France, ont appelé Total, présent en Birmanie depuis 1992, à quitter le pays.

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La société va maintenir sa production de gaz qui « alimente en électricité une population nombreuse à Rangoun », la capitale économique, a fait savoir dimanche son PDG, Patrick Pouyanné. Le groupe ne veut pas non plus exposer ses salariés sur place au risque de « travail forcé », s'il partait.

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