Tortures, meurtres : une unité de police accusée d'exactions à répétition au Nigeria

Jacques Deveaux

Dans un rapport intitulé Time to End Impunity (L'impunité doit cesser), Amnesty International a recensé pas moins de 82 cas de tortures, de mauvais traitements et d’exécutions extrajudiciaires imputables à la Brigade spéciale de répression des vols (SARS), une unité de la police nigériane, entre janvier 2017 et mai 2020.

En septembre 2016, Amnesty International avait déjà publié un rapport qui répertoriait les atteintes aux droits humains commises par la SARS, notamment la torture et les autres formes de mauvais traitements. Bien que les autorités nigérianes aient assuré que la SARS serait réformée, cette unité continue de perpétrer des atrocités.

Rechercher les hackers

Créée en 1992, ce n'est qu'à partir de 2009 que le Special Anti-Robbery Squad (SARS) commence à se faire connaître.

En raison du développement de la fraude sur internet, l'unité est chargée d'intervenir plus particulièrement dans les universités du Nigeria qui seraient le vivier des hackers, en raison de leur formation. Tout cela dans un contexte d'évolution des mœurs chez les jeunes, influencés par la culture américaine et les produits technologiques.

A la recherche des cerveaux de la fraude sur internet, la SARS dérape alors dans une chasse aux sorcières visant la jeunesse. Tous ceux qui portent des dreadlocks, des piercings, possèdent un téléphone haut de gamme ou une voiture, et évidemment un ordinateur portable, deviennent suspects, raconte le site Pulse.org. Les victimes de cette unité de police sont majoritairement des hommes (...)

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