Tony Yoka: «Une saveur particulière sur le ring face à Martin Bakole»

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Tony Yoka affronte Martin Bakole, ce 14 mai 2022 à Paris. Pour la star de la boxe française, ce combat face à un Congolais – pays d’origine de son père – sera un peu particulier. « Je me vois mal retourner au Congo après avoir perdu ce combat », lance le champion olympique 2016 des super-lourds.

RFI : Comment vous sentez-vous avant ce combat ?

Tony Yoka : Je me sens très bien. On a fait une très grosse préparation pour ce combat. Le ring commence à me manquer. On n’a pas pu organiser ce combat en janvier [à cause de restrictions liées au Covid-19, NDLR]. Ça fait huit mois que je n’ai pas boxé, que j’ai quitté mon public, à Roland-Garros [victoire face au Croate Petar Milas, NDLR].

Vous deviez initialement affronter le Camerounais Carlos Takam. Où situez-vous le Congolais Martin Bakole par rapport à Carlos Takam ?

Je n’aime pas faire de comparaison entre les boxeurs, car c’est toujours différent. Mais, en tout cas, Bakole est dans le Top 15 mondial. On a dit qu’on visait le Top 10 et on s’en rapproche.

Que pouvez-vous nous dire au sujet de votre adversaire ?

Franchement, il est fort ! Il est grand et longiligne. Il fait plus de 120 kilos. Il est très puissant et dur au mal. Je sais qu’il va me donner du fil à retordre. Il faudra se méfier de lui jusqu’à la fin du combat.

Comment pouvez-vous le mettre en difficulté ?

Je suis plus rapide que lui, je suis plus technique. Je pense que mon explosivité va faire la différence à partir du moment où je vais commencer à enchaîner les combinaisons et les coups. Je sais que je peux le mettre en difficulté à ce moment-là.

Vous pouviez affronter le Croate Filip Hrgovic pour une demi-finale chez les poids lourds, à l’IBF. La déception est-elle toujours présente ?

La déception est passée. Il a fallu se re-concentrer pour ce combat. Plus tu montes dans les classements, plus les opportunités se multiplient. Je suis actuellement classé 16e mondial. On m’a proposé la ceinture européenne. Je sais que les opportunités vont continuer de se présenter à moi si je fais mon travail.

En voulez-vous toujours à Martin Bakole d’avoir insisté pour que ce combat ait lieu alors que vous aviez cette opportunité face à Filip Hrgovic ?

Non, on ne va pas dire que je ne lui en veux pas, mais je suis passé à autre chose. Là, je suis vraiment focalisé sur ce combat. Il ne faut pas perdre de l’énergie à penser à autre chose.

Ce combat va être très suivi en Afrique, car vous êtes d’origine congolaise, comme Martin Bakole. Êtes-vous attaché à cela ?

Forcément, je me vois mal retourner au Congo après avoir perdu ce combat ! Je sais qu’il est très suivi en RDC. Il y aura une saveur particulière samedi soir sur le ring.

Vous avez dit que le soutien d’un pays est important pour un boxeur. En plus du soutien de la France, est-ce important pour vous d’avoir celui des Congolais, à l’image d’un Anthony Joshua qui est soutenu par les Nigérians en plus des Britanniques ?

Forcément ! On ne refuse jamais une force nouvelle. Plus globalement, en Afrique, le soutien est différent. La dernière fois que j’y étais, c’était en janvier, au Cameroun, pour la Coupe d’Afrique des nations. On sent que le soutien est différent là-bas, que la ferveur est plus forte. C’est une chose dont on se nourrit en tant que sportif.

Combattre à Kinshasa est-il toujours d’actualité ou plus du tout à l’ordre du jour avec les échéances qui vous attendent ?

C’est toujours d’actualité. On est même en plein dedans ! Je suis en pleine préparation et je pense que ça se fera d’ici un an, maximum.

Comment allez-vous convaincre un adversaire bien classé de venir vous affronter à Kinshasa où vous aurez sans doute le soutien du public ?

Je ne peux pas vous en dire plus pour le moment, mais si George Foreman a réussi à venir à Kinshasa en 1974 pour affronter Mohamed Ali, je ne vois pas pourquoi les gens ne viendraient pas. Surtout que l’Afrique subsaharienne organise de plus en plus de compétitions. L’Afrique est vraiment le continent de l’avenir, que ce soit dans le sport ou autre.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles