Tony Blair: «Macron serait une force de changement en Europe»

Libération.fr
Tony Blair en 2013.

L'ancien Premier ministre a reçu Libération, avec une poignée de journalistes européens, dans ses bureaux du centre de Londres. A une semaine du second tour de la présidentielle il juge que le candidat d'En marche est à même d' incarner un progressisme propre à moderniser une gauche qui doit répondre aux attentes et aux inquiétudes d'une population européenne confrontée aux changements rapides de la mondialisation.

C’était il y a vingt ans, le 1er Mai 1997. Le Labour remportait triomphalement les élections, portant le jeune Tony Blair, 43 ans, à la tête du gouvernement britannique. Europhile, moderne, il secouait, avec son projet New Labour, un pays fatigué après dix-sept ans de conservatisme. C’était l’époque de «Cool Britannia». Eloigné de la politique britannique depuis son départ du pouvoir en 2005, Tony Blair s’exprime de plus en plus ces derniers mois. Parce qu’il est meurtri par la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne qu’il qualifie d'«erreur grave». Il vient de créer le «Tony Blair Institute», un think-tank pour lutter contre «le populisme» du Brexit. Il a reçu Libération, avec une poignée de journalistes européens, dans ses bureaux du centre de Londres.

Il y a vingt ans, vous étiez sur le point de devenir Premier ministre pour la première fois. Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

[Il rit.] J’ai l’air plus vieux, si vous regardez les photos d’il y a vingt ans ! Principalement aujourd’hui, ce qui m’inquiète c’est le Brexit. Il y a beaucoup de choses qui ont changé au Royaume-Uni lorsque nous sommes arrivés au pouvoir et ces changements perdurent. Il y a toute une série d’attitudes sociales, de réformes sociales qui ont été accomplies, qui demeurent ou qui sont encore en cours d’évolution. Il y a eu aussi l’accord de Paix en Irlande du Nord. Mais la question dominante pour moi est le Brexit, parce qu’il s’agit d’un pas énorme pour le Royaume-Uni. Je l’ai déjà dit à de nombreuses reprises, c’est une énorme erreur de (...)

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