Tombé dans l’oubli, le peintre Ker-Xavier Roussel renaît chez Claude Monet, à Giverny

Stéphane Hilarion

Ami de Vuillard, Bonnard, Vallotton, Sérusier ou encore Maillol, Ker-Xavier Roussel (1867-1944), célèbre pour ses expérimentations nabies et sa puissance décorative, est à l’honneur d’une grande exposition à Giverny, qui fut la ville d'adoption de Claude Monet. Le musée des Impressionnismes rend hommage à cet artiste oublié à travers une centaine d’œuvres issues de grands musées ainsi que de collections privées.

Aucune rétrospective d’ampleur consacrée à Ker-Xavier Roussel n’avait été organisée en France depuis 1968. C’était à l’Orangerie des Tuileries où son œuvre avait été présentée au côté de celle de son ami et beau-frère Édouard Vuillard (1868-1940), autre éminent membre du mouvement nabi.

L’exposition propose de découvrir cet artiste resté dans l’ombre à travers des toiles inédites (la majorité d’entre elles étant conservées dans des collections particulières) et de reconstituer certains décors qui avaient été dispersés.



La mythologie


Après la période des nabis, au début du 20e siècle, l’œuvre de Roussel prend définitivement un sens mythologique. Un retour aux mythes fondateurs qui occupera toute l’inspiration de l’artiste jusqu’à la fin de sa vie. L’exposition propose de découvrir ses vastes panoramas qui célèbrent les saisons, le mythe de l’abondance, la danse, l’érotisme.

Sa peinture est très inspirée de la philosophie de Nietzsche, très vitaliste, avec une sensualité débridée. La chasteté, c’est le vrai péché pour Nietzsche, et c’est la (...)

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