Titanic : de nouveaux trésors attendent les visiteurs à la Cité de la Mer de Cherbourg

Quelque 53 objets remontés du champ de débris de l'épave du Titanic viennent tout juste de prendre place dans les vitrines de la Cité de la Mer. Les responsables du site de Cherbourg sont impatients de les dévoiler aux visiteurs à l'occasion de la réouverture de l'établissement. "Ça fait longtemps qu'on travaille sur ces objets sur photos, qu'on a remonté le fil de l'histoire… Les avoir en main et se remémorer leurs histoires, c'était particulièrement touchant", assure Virginie Brenot Beaufrère, responsable des expositions de la Cité de la Mer.Témoins de la Belle Époque Enfouis à presque 4000 mètres de profondeur, ces souvenirs personnels exhumés des bagages des passagers sont disposés au cœur du parcours permanent consacré au Titanic. Le thème de la nouvelle exposition de la Cité de la Mer met en valeur le monde des voyages, les technologies du début du XXe siècle et l’élégance à la Belle Époque. Ainsi découvre-t-on un poudrier en verre dépoli, une montre en or, des fioles d'huiles essentielles mais aussi des chaussures de bal. Ces souliers en cuir appartenaient à un certain Edgar Samuel Andrew. Âgé de 17 ans, le jeune homme qui étudiait l'arithmétique en Angleterre voyageait en seconde classe pour se rendre au mariage de son frère aux États-Unis. "La valise d'Edgar a été remontée en 2000, elle a été ouverte et a subi de nombreux traitements particuliers pour restaurer les papiers, c'est grâce à tous ces traitements que l'on peut aujourd'hui admirer ces objets", souligne Virginie Brenot Beaufrère, responsable des expositions de la Cité de la Mer.Une exposition éphémère, des films pour l'éternité Tous ces affaires personnelles en provenance d'Atlanta (États-Unis) sont confiées par la société américaine RMS Titanic, régisseur officiel de l'épave, pour un prêt de deux ans à la Cité de la Mer. L'exposition temporaire aurait dû débuter en avril 2020, 108 ans après le naufrage. Mais la crise sanitaire a interrompu la tenue de l'événement. Dès la réouverture des lieux culturels, le visiteur pourra également se plonger dans des films d'archives qui racontent les recherches sur l'épave du paquebot échoué dans la nuit du 14 au 15 avril 1912. Soixante-treize ans après son naufrage, le 1er septembre 1985, le Titanic réapparaissait comme un tombeau sous l’océan. La Cité de la Mer vient d'obtenir l'exclusivité de diffusion de ces archives audiovisuelles. De quoi donner plein d'idées au directeur de l'établissement."Ce que j'aimerais, c'est que dans un avenir plus ou moins proche, le public puisse avec beaucoup de respect descendre de manière virtuelle à la rencontre du champ de débris de l'épave ", confie Bernard Cauvin.