"Titane", Palme d'or à Cannes: l'incroyable boulette de Spike Lee

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CINÉMA - “Le film qui remporte la Palme d’or est Titane.” Cette phrase prononcée par Spike Lee n’aurait sans doute surpris personne si elle n’avait pas été prononcée au début de la cérémonie de clôture du 74e Festival de Cannes.

Ce samedi 17 juillet, l’annonce de la Palme d’or (dont la bande annonce est visible en tête d’article) a été gâchée par une incroyable boulette du président du jury Spike Lee. Alors que la salle applaudissait le réalisateur italien Marco Bellocchio, qui recevait une Palme d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, Doria Tillier a repris la parole sur scène.

La maîtresse de cérémonie s’est adressée aux membres du jury et plus spécifiquement à son président pour lui demander -en français et en anglais- par quel prix il souhaitait commencer. Et alors qu’il était censé annoncer le prix d’interprétation masculine, le réalisateur américain s’est levé et sûr de lui, s’est mis à lire une fiche : ”The film that won the Palme d’or is ‘Titane’”. (“Le film qui a remporté la Palme d’or est ‘Titane’”). Stupeur parmi les membres du jury.

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Spike Lee a été immédiatement arrêté dans son élan par Mélanie Laurent qui a tenté de lui faire comprendre que ce n’était pas le bon moment en le retenant par le bras. Mais le mal était fait. Une scène qui a déclenché des rires dans la salle.

Le long-métrage rutilant, furieux et parfois gore s’ouvre par un accident de voiture dont est victime le personnage principal, Alexia, dans son enfance. Son père est au volant, elle manque de mourir et ne doit sa survie qu’à une plaque de titane qu’on lui insère dans le cerveau et qui se devine au-dessus de son oreille.

On la retrouve jeune adulte, jouée par une actrice débutante mais bluffante, Agathe Rousselle. La jeune fille fait littéralement l’amour avec des voitures, hommage à “Crash” de David Cronenberg, et tue des hommes, façon Sharon Stone dans “Basic Instinct” mais au pic à cheveux. Son corps est comme hanté par une masse de métal qui grandit dans son ventre tandis qu’elle sue et saigne de l’huile de moteur.

En fuite après ces meurtres, Agathe Rousselle, fera la connaissance de Vincent (Vincent Lindon), pompier qui entre deux piqûres de testostérone dans la fesse pleure son fils disparu enfant. Il peut lui offrir un refuge, elle peut réparer sa perte: sur une “terre brûlée”, un “amour inconditionnel” va naître, expliquait à l’AFP la réalisatrice qui joue volontiers avec l’esthétique viriliste des pompiers ou du tuning. Sensations fortes garanties pour ce film de genre en salles depuis le 14 juillet (et interdit aux moins de 16 ans).

La Française Julia Ducournau devient ainsi la deuxième femme à décrocher la Palme d’or à Cannes. Nul doute qu’elle se souviendra longtemps de la manière dont elle l’a appris!

À voir également sur Le HuffPost: Tout le palmarès de la 74e édition du Festival de Cannes

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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