« Titane » : le fantastique selon sainte Ducournau

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Attention, ce texte dévoile quelques éléments de l?histoire.

Dur, dur de cogner sur Titane. Égratigner le brûlot rouge sang et rageux de Julia Ducournau, c?est risquer de se faire quelques bleus aux phalanges. Exaltés par la palme d?or décernée par le président Spike Lee et son jury, ce samedi, les thuriféraires du second long-métrage de la réalisatrice de Grave semblent comme gagnés par une transe triomphale et leurs anathèmes pleuvent sur toute voix osant la dissonance au sujet de l?objet de leur nouvelle passion. Procès en misogynie, en obsolescence, en antiwokisme, en aveuglement artistique?

Les Torquemada du cinéma ont vu la lumière sur la Croisette, au cachot les hérétiques ! L?auteur de ces lignes va à confesse : il n?a guère goûté Titane, mais fut tellement troublé par son sacre et celui de sa réalisatrice sanctifiée qu?il est retourné voir, dans un multiplexe, ce récit d?une serial killeuse en mal d?amour réfugiée dans la caserne d?un pompier suicidaire. Rien à faire : impression identique au générique de fin. Des qualités, oui, le film en recèle quelques-unes, mais aussi de très gênantes forfaitures d?écriture, grosses comme ces bagnoles tunées caressées par la caméra au début du film, dans une ambiance Fast & Furious, avec pépées en string et tout le toutim.

Mille pardons, cher tribunal, mais on persiste : le meilleur de Titane n?est pas dans Titane. Il palpite dans la déclaration enfiévrée de Julia Ducournau, le soir de son sacre cannois. Quand l [...] Lire la suite

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