Le tireur présumé des Cévennes refuse l'assistance d'un avocat lors de son interrogatoire

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Un point presse complémentaire concernant cet interrogatoire devrait être tenu ce dimanche à 11h30.

Quelques heures après l'arrestation du principal suspect dans le double homicide merdans les Cévennes, l'enquête se poursuit. au cours de son interrogatoire, Valentin Marcone a refusé l'assistance d'un avocat, a indiqué samedi le procureur de Nîmes.

"En dépit de propositions réitérées des officiers de police judiciaire, Valentin Marcone n'a pas souhaité être assisté par un avocat", a expliqué Eric Maurel qui tiendra un point presse sur cette audition dimanche à 11h30 au palais de justice de Nîmes.

La présence d'un avocat pas obligatoire à ce stade 

Samedi matin, le magistrat avait indiqué à l'AFP que Valentin Marcone 29 ans s'exprimait "de manière tout à fait cohérente" devant le enquêteurs, tout en précisant qu'il ne s'exprimerait pas sur le contenu de sa déposition avant la fin de sa garde à vue.

"La présence d'un avocat n'est obligatoire que devant le juge des libertés et de la détention (JLD)", rapelle le procureur Eric Maurel, précisant qu'un avocat commis d'office sera désigné à ce stade de la procédure pour l'assister lors du débat sur son placement en détention.

"Auparavant, lors de l'interrogatoire de première comparution devant le juge d'instruction qui devrait prononcer sa mise en examen pour "assassinats", la personne déférée peut refuser la présence d'un avocat. Dans ce cas, le juge d'instruction ne peut pas lui poser de questions et la personne peut garder le silence ou faire une déclaration spontanée", a-t-il ajouté.

"Affaibli et hagard" 

Le jeune homme avait pris la fuite mardi dans la forêt cévenole après avoir abattu son patron et un de ses collègues dans la scierie où il travaillait, dans le village des Plantiers (Gard).

"Affaibli et hagard", il s'est rendu sans violence vendredi vers 19h15 à une patrouille de gendarmes alors qu'une équipe du GIGN (unité d'élite de la gendarmerie) ratissait le secteur, aux abords de l'église de Saint-Marcel de Fontfouillouse, à quelques kilomètres du lieu du crime.

"J'ai demandé à ce qu'il soit immédiatement vu par un médecin qui a jugé que son état était compatible avec une garde à vue", a indiqué à l'AFP le procureur de Nîmes pour qui le suspect avait "surtout besoin de se restaurer et de dormir".

Lorsqu'il s'est rendu, Valentin Marcone n'avait pas de nourriture sur lui. Il était affamé et déshydraté, avait indiqué un responsable de la gendarmerie.

Article original publié sur BFMTV.com

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