Tirailleurs : le parcours du combattant pour obtenir la nationalité française

France 3

Si le papier a jauni, la mémoire est intacte. Yoro Diao, né en 1928, dans un village près de Saint-Louis-du-Sénégal est le fils d’un

tirailleur qui a fait la Première Guerre mondiale et lui s’est engagé en 1951 dans l’armée française. Direction l’Indochine, où les tirailleurs sénégalais représentent 18% des troupes. "C’était la guérilla. Il y avait des flèches empoisonnées, il y avait de tout en Indochine", se souvient le sergent-chef Yoro Diao. Il a ensuite combattu en Algérie, où il a contribué à sauver plusieurs vies. "Cette médaille symbolise ma bravoure et mon sacrifice. Elle me rappelle aussi les camarades qui sont tombés", explique-t-il.

Des formalités administratives difficiles

Sa dernière décoration reçue : la Légion d’honneur. Pourtant, malgré toutes ses médailles, Yoro Diao a dû attendre sa naturalisation pendant plus de 10 ans. "On m’a demandé d’amener les papiers de mes parents, les extraits de naissance de ma grand-mère, tout ça, c’est compliqué. Je connais plein de gens qui se sont découragés et qui n’ont pas demandé la nationalité française. Ils m’ont demandé des papiers qui n’existent pas au Sénégal", déplore l’ancien sergent-chef.

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