Timides sanctions de l’UE après l’humiliation de Borrell à Moscou

Par Emmanuel Berretta
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Lors d'une conférence de presse commune, le 5 février à Moscou, le chef de la diplomatie Josep Borrell avait été malmené par son homologue russe Sergueï Lavrov. 
Lors d'une conférence de presse commune, le 5 février à Moscou, le chef de la diplomatie Josep Borrell avait été malmené par son homologue russe Sergueï Lavrov.

À la suite de l'emprisonnement de l'opposant Alexeï Navalny, les ministres des Affaires étrangères de l'UE sont convenus, lundi, de « sanctions individuelles » contre des responsables russes. Mais qui ? On ne sait pas encore, c'est au chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, de proposer rapidement une liste de personnes « de l'appareil policier et judiciaire responsable du traitement inacceptable d'Alexeï Navalny », a précisé Alexander Schallenberg, le chef de la diplomatie autrichienne en amont du Conseil des affaires étrangères. Il s'agira des personnes qui ont participé à l'arrestation de l'opposant numéro un de Vladimir Poutine, de ceux qui ont participé à sa condamnation, à sa persécution et à son empoisonnement.

Il s'agirait de la première utilisation de la nouvelle législation inspirée du Magnitsky Act américain. Le 7 décembre 2020, le Conseil de l'UE a, en effet, adopté un nouveau régime de sanctions (présenté par les Pays-Bas en 2018) en matière de droits de l'homme, principalement sous la forme d'interdiction de voyager et de gel des avoirs. Reste à savoir si les personnes ciblées par Borrell seront véritablement affectées par de telles mesures? Il faudra établir des preuves opposables aux personnes ciblées « devant un tribunal comme l'exige l'État de droit », a-t-il ajouté le diplomate autrichien.

Orban laisse faire l'UE

Le processus de sanctions individuelles doit faire l'objet d'une procédure écrite au sein du Conseil. « La décision va pr [...] Lire la suite