Tillerson préconise une nouvelle approche vis-à-vis de Pyongyang

Confronté à la presse jeudi pour la première fois depuis sa désignation, le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson (photo), a préconisé une nouvelle approche vis-à-vis du régime nord-coréen. /Photo prise le 16 mars 2017/REUTERS/Franck Robichon

TOKYO (Reuters) - Confronté à la presse jeudi pour la première fois depuis sa désignation, le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a préconisé une nouvelle approche vis-à-vis du régime nord-coréen.

Il n'en a toutefois pas dit davantage sur les options retenues par le gouvernement de Donald Trump.

Rex Tillerson, qui s'exprimait à Tokyo après une entrevue avec son homologue japonais, Fumio Kishida, a regretté que deux décennies d'efforts diplomatiques n'aient pas permis de dénucléariser le régime de Pyongyang.

"Vingt ans que la méthode échoue", a-t-il dit, relevant que les Etats-Unis ont fourni "1,35 milliard de dollars (1,25 milliard d'euros) d'aide à la Corée du Nord afin qu'elle emprunte un chemin différent".

"Face à cette menace qui ne cesse d'augmenter, il est évident qu'il faut une nouvelle approche. L'objet de ma visite dans la région est d'échanger les points de vue sur une nouvelle approche", a-t-il expliqué.

Si Rex Tillerson devrait prier Pékin de juguler les ambitions nucléaires de Pyongyang, il devrait également faire part de la volonté de Washington d'installer de nouveaux dispositifs de défense antimissile dans la région en dépit des réticences exprimées par Pékin, dit un responsable américain.

Les Etats-Unis déploient actuellement un bouclier antimissile en Corée du Sud et, selon ce responsable, l'administration Trump souhaite discuter avec le Japon de l'installation d'infrastructures semblables.

Rex Tillerson devrait également évoquer, lors de sa tournée, l'instauration de "sanctions secondaires" contre les banques et entreprises chinoises entretenant des relations avec la Corée du Nord, a dit le responsable qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat. Ces solutions sont à l'étude et l'examen de la question nord-coréenne devrait s'achever d'ici la fin mars ou le début du mois d'avril, a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'Etat a dit jeudi attendre de la Chine, seul véritable allié de Pyongyang, qu'elle accentue ses efforts.

"Nous discuterons avec la Chine de la manière d'approfondir les mesures qu'elle pourrait décider de prendre afin de convaincre la Corée du Nord de changer d'opinion sur ses besoins futurs en matière d'armes nucléaires."

Après le Japon, il se rendra en Corée du Sud et en Chine.

(Elaine Lies et Kiyoshi Takenaka, Nicolas Delame pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

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