TikTok: un influenceur condamné après sa vidéo de danse en crop top dans une église

La justice a condamné Benjamin Ledig, qui s’était filmé en train de twerker dans une église de Paris. Selon le site Famille Chretienne, la condamnation du tiktokeur, pour préjudice moral, remonte au 22 avril.

Une danse polémique. L'influenceur Benjamin Ledig a été condamné pour "préjudice moral" après la diffusion en février d'une vidéo sur TikTok, dans lequel on le voyait avec un autre influenceur, Queen Paul, danser et twerker en crop top dans l'église Saint-Paul-Saint-Louis, dans le 4e arrondissement de Paris.

La justice l'a sanctionné pour avoir "porté atteinte à l’affectation culturelle du lieu" notamment en postant des vidéos sans autorisation du curé et en refusant ensuite de les supprimé, rapporte Famille Chrétienne.

L'influenceur va devoir verser au curé 2500 euros de réparation de ce préjudice moral, ainsi que 2000 euros au titre de frais de justice, précise CNews.

"Ces lieux sont des sanctuaires"

Dans un communiqué de presse, le diocèse de Paris avait regretté "l'inutile vulgarité" de la vidéo, demandant à ce qu'elle soit retirée des réseaux sociaux.

"Le problème n’était pas qu’il fût habillé en crop-top ou qu’il dansât", a réagi sur le site Aleteia le curé de la paroisse, à l'origine de la procédure. "Le problème était le lieu où il le faisait et qu’il réalise et diffuse cette vidéo sans l’autorisation du responsable de ce lieu de culte."

"Cette situation est l’occasion de rappeler que les lieux de culte en France – tous les lieux de culte – sont des sanctuaires qui dépendent uniquement des responsables de ces lieux de culte (...) et que rien ne peut y être organisé sans l’accord explicite et préalable de ces responsables", a-t-il poursuivi. "Respectons ces lieux et cette paix qui nous sont offerts et dont notre pays et ses habitants ont tant besoin."

Menaces de mort et insultes

Après la publication de cette vidéo, les deux influenceurs avaient reçu plusieurs menaces de mort. Benjamin Ledig "fait l'objet d'un déferlement de haine d'une particulière violence impactant lourdement son quotidien ainsi que celui de ses proches", affirmaient ses avocats dans un communiqué. "Aujourd'hui, il n'est pas en mesure de sortir de chez lui sans recevoir insultes et menaces de mort."

Invité à la télévision pour s'expliquer, le jeune homme avait justifié son geste par son envie de s'amuser avec ses amis. Si son comparse de la vidéo, Queen Paul, s'était excusé, Benjamin Ledig a lui refusé de le faire. "Je ne suis pas désolé. Que ce soit sur le crop top à l'école, le 'je ne suis pas gay', les séparations avec mes exs, mes hémorroïdes ou encore mon passage à Marseille, j'ai quoi qu'il arrive été une personne problématique à vos yeux", avait-il assuré sur ses réseaux.

Dans des récentes publications TikTok intitulées "vérité", Benjamin Ledig, explique pourquoi il ne s'est pas excusé. "On m'a tendu la main pour que je m'excuse, on m'a tendu la main pour supprimer toutes mes vidéos et je ne l'ai pas fait car je voulais tout arrêter. (...) J'ai fait trop de concessions pour continuer à poster des vidéos (...) alors j'ai préféré dire non. Si j'avais fait des excuses ça aurait été que de la communication pour me racheter et faire fructifier le plus possible la visibilité que j'avais."

A la toute fin de l'un de ses derniers posts, il temporise: "Croire en une religion, la pratiquer, et en être fier, a toujours été un combat."

Article original publié sur BFMTV.com

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